Sofiprotéol lance la refonte complète d’un système atypique de gouvernance
Sofiprotéol prépare une modification en profondeur de sa gouvernance. Actuellement en société anonyme, le groupe propriétaire des huiles Lesieur va créer une holding sous forme de société en commandite par actions (SCA) qui chapeautera ses activités industrielles (pôle végétal et animal) et son activité de banque de développement.
Cette SCA sera animée par une société commanditée qui nommera le gérant de la SCA et validera ses choix stratégiques. Sur un total de 9 membres, le conseil d’administration de la commanditée comprendra 4 représentants venant des rangs de la fédération des producteurs d’oléagineux et de protéagineux (FOP).
Un nouveau statut qui reflète l'évolution de Sofiprotéol. Créée en 1983 en tant qu’établissement financier pour structurer la filière française des huiles et protéines végétales, la société présente la particularité d’être devenue une entreprise dont la quasi-totalité des activités sont industrielles, suite à une accélération de sa croissance externe à partir du rachat du groupe Lesieur en 2003. Sofiprotéol, qui compte près de 8.400 collaborateurs dans 22 pays, a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 7,3 milliards d’euros, dont 21% à l’étranger.
Le principal actionnaire commanditaire de la SCA sera le Fidop, association interprofessionnelle et actionnaire historique de Sofiprotéol. L’autre actionnaire sera une fondation reconnue d’utilité publique spécialement créée, qui devrait inclure des représentants de plusieurs ministères, dont celui de l’Agriculture.
Ce projet inclut également une séparation entre les activités industrielles et financières, la mission de la banque de développement consistant à soutenir financièrement les entreprises de la filière. Elle comptera parmi ses actionnaires deux fédérations interprofessionnelles (Onidol et Unip) et ses partenaires financiers actuels comme le Crédit Agricole, Natixis ou Unigrains.
Interrogée par L’Agefi, la direction de Sofiprotéol indique que cette nouvelle gouvernance «devrait être mise en place d’ici la mi-2014 sous réserve d’aboutissement des différentes procédures en cours». Si la création d’un groupe consolidé, tout en préservant l’originalité d’un modèle collectif, doit permettre «un meilleur accès aux marchés de capitaux pour poursuivre le développement de l’entreprise», la direction ajoute «qu’aucun projet de cotation en Bourse de la SCA n’est actuellement à l’étude».
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