Sodexo voit dans le malaise de la dette en zone euro une source d’opportunités

Le groupe a publié des résultats annuels à fin août en hausse et envisage l’avenir sereinement grâce aux marchés émergents. Le dividende progresse de 8 %
Benoît Menou

Quand bien même l’horizon de Sodexo reste marqué aux yeux du directeur général Michel Landel par un environnement «de plus en plus incertain», le dirigeant veut déceler dans la crise de la dette en zone euro une source d’opportunités. Le patron du leader mondial de la restauration collective souligne que la volonté de rationalisation des organisations publiques qui en découle ne peut qu’étendre son champ d’action, dans des secteurs comme l’éducation, la santé ou la défense qui «s’ouvrent tous à la sous-traitance, même si c’est lent car il s’agit aussi de décisions politiques».

De quoi, selon le dirigeant, «regarder l’avenir avec confiance». En a témoigné hier, à l’occasion de la publication d’un résultat annuel en hausse de 9,3% à 451 millions d’euros, la promesse d’une augmentation de 8,1% du dividende unitaire à 1,46 euro, le groupe souhaitant respecter une pratique de distribution voisine de 50% du bénéfice.

Le taux de croissance interne du chiffre d’affaires (16,05 milliards d’euros) a doublé par rapport à celui de l’exercice précédent, à 5,2%. Pour un résultat opérationnel en hausse de 10,4% hors effets de change à 853 millions, correspondant à une marge en progrès de 0,2 point à 5,3%. Le dynamisme du groupe doit beaucoup aux marchés émergents, dont la croissance interne de l’activité a approché 16%. Michel Landel n’a pas manqué de souligner que le groupe avait signé durant l’exercice des nouveaux contrats représentant un milliard d’euros de facturations annuelles, par exemple avec les écoles de Detroit aux Etats-Unis ou avec le géant chinois de l’acier Baosteel.

Mais le groupe reste à l’affût d’opérations de croissance externe, à l’image de l’accord signé avec le spécialiste américain de la maintenance technique Roth, qui réalise un chiffre d’affaires annuel voisin de 100 millions de dollars. Les synergies attendues des récentes acquisitions notamment ont permis de renforcer de 0,3 point à 6,3% l’objectif de marge opérationnelle d’ici 2015. Sodexo a fixé pour l’exercice en cours des objectifs de croissance interne de ses ventes de 5 à 8% et de 10% du résultat opérationnel, hors variations de changes. Le groupe a confirmé son objectif d’une croissance organique à moyen terme du chiffre d’affaires de 7%. Des ambitions qui «dévoilent, selon CM-CIC Securities, le potentiel de résilience du groupe».

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