Sodexo compte sur les Jeux olympiques pour atteindre ses objectifs annuels
De la moisson de médailles des Jeux olympiques, Sodexo attend celle du respect de ses objectifs annuels. Le groupe a confirmé ces derniers à l’occasion de la publication de ses chiffres d’activité sur neuf mois, à fin mai, en dépit d’un «contexte économique très tendu» ayant alimenté un ralentissement du rythme de croissance au troisième trimestre.
Sur neuf mois, le chiffre d’affaires s’est élevé à 13,71 milliards d’euros, en hausse brute de 10,5% et de 5,2% en organique. Ce dernier indicateur est en repli de 1,2 point par rapport au premier semestre. A 6,4%, il respectait alors l’ambition de Sodexo d’afficher une croissance interne de 6 à 7% sur l’exercice en cours (outre celle d’une contribution voisine de 4% de la part des acquisitions et d’une hausse d’environ 10% du résultat opérationnel hors effets de change).
La morosité est planétaire. En Europe continentale, le taux de croissance organique a abandonné 1,4 point pour s’établir à 0,6%, alors qu’il a cédé 0,8 point tant en Amérique du Nord (à 4,0%) qu’en Irlande et au Royaume-Uni (à 7,5%). Les segments porteurs ont également souffert, celui des solutions de motivation engrangeant une croissance organique de 9,0% en baisse de 2,5 points sur neuf mois par rapport au premier semestre, tandis que les ventes au sein des marchés émergents ont progressé à fin mai de 15,9%, en recul de 2,5 points.
Des chiffres «médicocre(s)» pour Oddo et «décevants» pour Cheuvreux, qui ont entraîné un repli de 4,98% du titre hier en Bourse, à 58,19 euros, même si CM-CIC souligne que Sodexo «résiste (…) assez bien». L’activité affectée «à court terme» reste ainsi soutenue selon le courtier par une offre multiservice (les «offres intégrées de services de qualité de vie» selon Sodexo) jouissant de rythmes de croissance «trois fois plus importants» que ceux de la restauration pure.
Le directeur général Michel Landel veut croire que le quatrième trimestre dévoilera «une amélioration de la situation». Le dirigeant se dit «confiant» car de «nombreuses opportunités» existent, comme l’ont montré les récents succès auprès d’Unilever ou d’Alcatel-Lucent. Le groupe peut certes compter en fin d’exercice sur des effets calendaires plus favorables et sur une contribution des Jeux de Londres en termes de chiffre d’affaires voisine de 100 millions d’euros. Oddo juge ainsi que l’objectif de croissance «reste très crédible».
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