Sept offres de reprise ont été déposées pour le volailler Doux
Hier soir à 18 heures, sept offres de reprise avaient été déposées entre les mains des administrateurs judiciaires, Régis Valliot et Sylvie Gautier, chargés de Doux depuis son placement en redressement judiciaire. Les sept repreneurs potentiels sont Daviet, Cavac Ciab, Financière Turenne Lafayette (William Saurin, Madrange), LDC (Loué), Sofiprotéol, Tilly-Sabco et Terrena (Douce France, Paysan Breton). Ces propositions, qui n’incluent pas les activités brésiliennes, doivent être présentées aujourd’hui lors d’un comité central au siège de l’entreprise, à Châteaulin. Les coopératives Coop de France, qui avaient fait part de leur intérêt, ont finalement renoncé à déposer une offre.
Dans le lot, la proposition de Sofiprotéol a été poussée par les pouvoirs publics. L'établissement financier, structuré autour des pôles oléagineux (Lesieur) et nutrition/santé animales (Glon Sanders), emmène un consortium composé de LDC, Duc, Terrena, Triskalia, Tilly-Sabco et sa filiale Glon. Certains de ces acteurs ont donc décidé de soumettre également une offre en solo. Lors d’une conférence téléphonique hier soir, Philippe Tillous-Borde, le conseiller du président de Sofiprotéol, a souligné qu’il s’agissait d’une offre «vraiment coordonnée». «Ce n’est pas un consortium avec une holding qui reprendrait à son compte l’ensemble des actifs», a-t-il toutefois souligné.
Autrement dit, chacun piocherait les morceaux de Doux à sa convenance au sein des trois pôles du groupe (export, produits frais, produits élaborés). Selon Le Figaro, les sites de production de Pleugadeuc, Graincourt et Quimper seraient laissés de côté. Une perspective qui ne cadre pas vraiment avec le refus du ministère du Redressement productif «de la stratégie du dépecage et du démembrement». Dans l’entourage du ministre du Redressement productif, cité par Les Echos, on jugeait hier les différentes offres «insuffisantes».
Sofiprotéol, qui indique ne pas vouloir chercher à renégocier la dette écrasante de Doux (autour de 400 millions d’euros, Brésil compris) auprès des créanciers (dont Barclays), défend une offre «structurante» pour la filière française de la volaille. La France est le deuxième exportateur européen de volaille derrière les Pays-Bas, selon les données du Centre de commerce international. Le tribunal de commerce de Quimper devrait examiner les offres lors d’une audience prévue le 16 juillet.
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