Schneider Electric confirme l’efficacité de son modèle de croissance
Nous avons transformé une catastrophe en opportunité», indiquait il y a un an le président du directoire de Schneider Electric, Jean-Pascal Tricoire. Cette formule semble s’être confirmée l’année dernière grâce notamment à l’exposition du groupe aux pays émergents, avec la publication d’un bénéfice net de 1,72 milliard d’euros, contre 824 millions d’euros en 2009. L’Ebita a atteint 3,05 milliards (2,9 milliards en intégrant 25 millions de charges d’intégration d’Areva Distribution et 96 millions de coûts de restructuration), en hausse de 51%, soit une marge ajustée de 15,6% (14,5% en données publiées). Oddo Securities estime que, «outre l’effet volumes, la profitabilité a essentiellement bénéficié de la poursuite des économies de coûts», qui ont atteint 1,2 milliard fin décembre, soit 77% du plan prévu de 1,6 milliard d’ici fin 2011.
Les résultats de l'équipementier électrique ont été tirés par un chiffre d’affaires record de 19,6 milliards d’euros, en hausse de 24% en données publiées et de 9,3% en données organiques, dont 12,1% au quatrième trimestre. Le groupe a notamment bénéficié d’une hausse de 15% de la demande des pays émergents, qui représentent désormais 37% des ventes, ainsi que dans les activités à cycle court (Industrie, IT). «L’activité en France, en Espagne et dans les pays scandinaves renouent avec la croissance et devraient poursuivre le rebond grâce à des bases de comparaison favorables» estime en outre CM-CIC. Le rebond du chiffre d’affaires s’est traduit par un free cash-flow en baisse mais il reste élevé à 1,73 milliard. La dette nette est réduite à 2,73 milliards, avec un ratio dette nette/Ebitda qui reste inférieur à 1 fois.
Pour 2011, Schneider Electric vise une croissance organique comprise entre 6% et 9%, et une marge Ebita en données publiées comprise entre 15% et 15,5%. Des prévisions inférieures aux attentes. S’agissant de l’inflation des prix matières, ces derniers devraient avoir un impact négatif de 250 millions, mais il sera en partie compensé par des hausses de prix de vente de l’ordre de 1%. Un dividende de 3,20 euros par action sera proposé, intégralement versé en numéraire, contre 2,05 euros l’an dernier. L’action du groupe a clôturé mercredi à 115,05 euros, soit une capitalisation boursière de plus de 31 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, le titre a gagné près de 5% après 37% de hausse en 2010.
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