Saxo Bank va faire son entrée sur Euronext Amsterdam
Lundi, le spécialiste français de l’informatique Metavisio (Thomson Computing) annonçait son projet de fusion avec une société de chèque en blanc (Spac) américaine, aux termes duquel l’entité combinée serait cotée au Nasdaq. Trois jours plus tard, c’est au tour d’un acteur bien connu du monde de la finance, Saxo Bank, de céder au chant des Spac. Le courtier danois a en effet levé le voile sur son intention de fusionner avec le Disruptive Capital Acquisition Company Limited (DCAC), un Spac du financier Edmund Truell. Ce dernier cherche à obtenir l’approbation de ses investisseurs sur l’offre.
L’homme d’affaires est réputé pour avoir notamment cofondé Duke Street Capital. Lors de ses 27 ans dans l’univers du private equity, il aurait contribué à générer un taux de rendement interne moyen d’environ 33% sur plus de 9 milliards de livres sterling, à en croire le prospectus du DCAC. Un palmarès alléchant qui lui a permis de lever 125 millions de livres pour son Spac en octobre 2021.
Une opération à 2 milliards d’euros
Fondé en 1992, Saxo Bank pourrait être valorisée près de 2 milliards d’euros à l’issue de cette transaction. En dépit d’une licence bancaire obtenue en 2001, le courtier en ligne tire l’essentiel de ses revenus de ses plateformes de trading. Avec cette fusion, l’établissement estime être en mesure de diversifier son actionnariat, d’accroître sa visibilité et d’accélérer sa stratégie de croissance. Sa dernière acquisition a été finalisée il y a trois ans, sur le néerlandais BinckBank, valorisé 424 millions d’euros.
Saxo Bank évolue dans le giron du constructeur automobile chinois Zhejiang Geely Holding et du groupe de services financiers nordique Sampo depuis 2017. L’un et l’autre entendent céder une partie de leur participation, tandis que plusieurs membres de l’équipe dirigeante de Saxo Bank - dont son fondateur et PDG Kim Fournais – prévoient de se reluer.
Après une déferlante aux Etats-Unis en 2020, les Spac se sont multipliés sur le Vieux Continent l’année dernière. Mais au cours du premier semestre 2022, le rythme des levées s’est considérablement réduit, avec seulement 12 milliards d’euros amassés. Un chiffre à comparer aux 83 milliards levés un an plus tôt.
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