Sanofi tient mieux le cap que les autres laboratoires pharmaceutiques

Le groupe français mise sur le développement de ses plateformes de croissance pour compenser la perte d’exclusivité de Plavix et Avapro
Bruno de Roulhac

Sanofi, le bon élève du secteur ce trimestre! Après les résultats décevants de GlaxoSmithKline et de Bristol-Myers Squibb et la très mauvaise performance d’AstraZeneca, Roche et Sanofi ont répondu aux attentes du marché. En particulier le laboratoire français qui a même publié des chiffres légèrement au-dessus du consensus.

Après une baisse (à changes constants) de 17,7% de son bénéfice net par action (BNPA) au deuxième trimestre, (- 5,2% sur le semestre), Sanofi a confirmé son objectif de baisse de 12 à 15% sur l’ensemble de l’exercice. La perte d’exclusivité de Plavix et d’Avapro aux Etats-Unis représentant un manque à gagner de 1,4 milliard d’euros sur le bénéfice net en 2012. Le maintien de cette guidance «signifie une révision haussière du consensus avec l’effet changes», note Natixis. Le consensus Bloomberg table actuellement sur 5,93 euros. A changes courants, le BNPA n’a reculé que de 9,8% au deuxième trimestre, soit un gain de près de 8 points.

Sanofi mise sur ses plateformes de croissance, qui pèsent désormais 65% de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre avec une croissance des ventes autour de 10% pour les émergents, Genzyme et la santé animale; de 11% pour la santé grand public; et de 14% pour le diabète. «Nous pensons que ces tendances devraient se poursuivre», assure Jérôme Contamine, directeur financier de Sanofi.

Le laboratoire a montré sur le trimestre sa capacité à maitriser ses coûts, notamment avec l’intégration de Genzyme, en réduisant de 1,4 point à 25,8% son ratio frais commerciaux et généraux sur chiffre d’affaires. «Nous avons annoncé 2 milliards d’euros d’économies sur 2012-2015, les 500 millions liés à l’intégration de Genzyme seront réalisés début 2013, et un tiers du 1,5 milliard restant sera engrangé en fin d’exercice 2012», poursuit Jérôme Contamine.

La marge opérationnelle a ainsi limité son recul à 31,3% (-4 points) sur le deuxième trimestre, pour un objectif de 31 à 32% sur l’ensemble de l’exercice.

Du côté de la R&D, Sanofi a dû abandonner plusieurs projets en oncologie, mais se dit très confiant dans son futur traitement du cholestérol en partenariat avec Regeneron, qui vient d’entrer en phase 3 et devrait être lancé fin 2015. Le groupe qui réorganise actuellement sa recherche en France, et pourrait supprimer de 1.200 à 2.500 postes selon les syndicats, précisera son plan «courant septembre».

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