Safran entend bien confirmer en 2012 une dynamique de croissance fort rentable
Le PDG de Safran Jean-Paul Herteman n’a pas boudé son plaisir de pouvoir afficher hier sa «confiance» quant à la croissance des résultats de l’équipementier «en 2012 et au-delà», en dépit d’un «contexte durablement instable». Le groupe mise cette année sur des hausses voisines respectivement de 10% et 20% de son chiffre d’affaires et de son résultat opérationnel courant, ainsi que sur une génération de cash-flow libre d’environ un tiers de ce résultat, après prise en compte de l’augmentation des dépenses de recherche et développement (808 millions d’euros de R&D autofinancée en 2011) et d’investissement. Gage de sérénité, le dividende unitaire proposé à l’assemblée du printemps prochain est en hausse sensible de 24%, à 0,62 euro.
Les ambitions de Safran, certes conformes aux attentes des analystes, s’inscrivent dans le sillage d’un exercice 2011 dynamique, passant particulièrement par une progression de 9,1% des ventes (+6,3% en organique, à 11,74 milliards d’euros) et une hausse de 35% du résultat opérationnel courant ajusté, qui, à 1,19 milliard, a représenté 10,1% des ventes. Une marge en hausse de 1,9 point. La croissance organique s’est notamment élevée à 5,8% pour l’activité de propulsion aéronautique et spatiale (52% des ventes totales), à 9,6% pour la sécurité et 2,7% pour la défense (chacune 11% du total). Le résultat net ajusté a bondi de 27% à 644 millions.
Surtout, l'équipementier pour l’aéronautique, la défense et la sécurité dispose sur son activité d’une visibilité «solide», selon CM-CIC. Grâce à des prises de commandes ayant totalisé 21 milliards d’euros l’an passé, en hausse de 60%, portant le carnet de commandes à 43 milliards en fin d’exercice. Un niveau inédit, qui tient compte des récentes commandes fermes de moteurs CFM56 et LEAP produits par la coentreprise avec General Electric, CFM International, qui vient déjà de vivre un exercice 2011 «exceptionnel» selon Safran. Le LEAP particulièrement a été sélectionné pour équiper l’A320neo d’Airbus, le 737MaX de Boeing et le C919 du chinois Comac, avec au total 3.000 unités commandées. Qui plus est, Safran voit loin en soulignant que cette prévision d’activité n’intègre pas le «potentiel non contractualisé» des pièces détachées CFM56, une activité «structurellement porteuse d’un chiffre d’affaires très significatif pour les prochaines décennies».
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