Safran conserve sa confiance grâce au succès de ses moteurs aéronautiques

A la lumière de résultats semestriels en nette hausse, le groupe table sur le maintien d’une dynamique de croissance « cette année et au-delà »
Benoît Menou

Safran n’a rien perdu de sa superbe hier à l’occasion de la publication de résultats semestriels à fin juin en vive progression. Associés à la confirmation des objectifs annuels, ces résultats ont permis au PDG, Jean-Paul Herteman, d’afficher sa confiance dans une «dynamique positive qui devrait se poursuivre cette année et au-delà».

Comme le souligne le dirigeant, «la croissance des marchés de l’aéronautique demeure plus rapide que celle de l’économie mondiale, soutenue par la demande de nouveaux avions de la part des marchés émergents et du besoin d’avions plus économes en kérosène dans les marchés développés, notamment aux Etats-Unis.» Un contexte dont l’équipementier tire pleinement parti au travers de la coentreprise de sa filiale Snecma avec General Electric, CFM International. Au Salon de Farnborough en juillet, cette dernière a enregistré des commandes et intentions d’achat concernant 1.000 moteurs. De quoi étoffer à ce jour le carnet de commandes du successeur du CFM56, le LEAP, à 3.700 unités, ce qui porte selon le PDG à 75% sa part de marché combinée de la famille d’appareils monocouloirs auprès d’Airbus, de Boeing et du chinois Comac.

Sur le semestre écoulé, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 14,1% (6,4 milliards d’euros), combinaison des trois éléments positifs qu’ont été la croissance organique (5,2%), la croissance externe (4,4%) et les effets de change (4,5%). Le pôle équipements aéronautiques (28% des ventes) se distingue avec une croissance interne de 11,6%. Safran n’en a pas moins amélioré sa marge opérationnelle courante de 0,7 point à 10,6% (correspondant à un résultat de 681 millions). Oddo note toutefois que cette évolution est «aidée par un recul inattendu de l’impact de la R&D». Après prise en compte du crédit impôt recherche, la R&D pèse sur le résultat opérationnel courant pour 237 millions, 15 de moins que l’an passé. Cheuvreux estime ainsi que «la qualité des résultats n’est pas exceptionnelle». Le résultat net bondit de 30% à 411 millions.

Des éléments permettant à Safran de confirmer ses objectifs annuels. Au regard de la vigueur du dollar face à l’euro (nouvelle hypothèse d’un taux spot moyen de 1,30), le groupe a tout de même ajusté son ambition de hausse du chiffre d’affaires, de «de l’ordre de 10%» à «légèrement supérieure à 10%». Le résultat opérationnel courant est attendu en hausse de 20% environ.

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