Rusal sera bientôt en mesure de verser un dividende à ses actionnaires
Après avoir renégocié mi-août avec Sberbank une facilité de crédit de 4,6 milliards de dollars découlant d’un prêt d’acquisition, Rusal a annoncé hier à l’occasion de la présentation de ses résultats des avancées significatives dans le refinancement du reste de sa dette. Celle-ci s’élevait en montant net à 11,4 milliards de dollars à fin juin, stable par rapport au trimestre précédent mais en recul de 8% sur un an.
Concernant la part de sa dette détenue par des prêteurs internationaux, le groupe d’aluminium a annoncé un refinancement divisé en deux tranches portant sur «un montant minimum de 4,5 milliards de dollars, niveau qui pourra être relevé jusqu’à 5 milliards avec l’accord de ses prêteurs». La tranche A, d’un montant maximum de 4,25 milliards et à échéance 2016, aura une marge bancaire «comprise entre 1,75% et 2,85% au-dessus du Libor à 3 mois» en fonction du niveau de son ratio d’endettement (dette nette sur excédent brut d’exploitation). La tranche B, d’au maximum 1 milliard et de maturité 2018, servira une marge annuelle située à 3,85% au-dessus de ce même taux de référence.
Sur le front domestique, Rusal a également annoncé un refinancement de 460 millions de dollars avec Sberbank au taux Libor à 1 an +4,5% et un autre de 655 millions avec Gazprombank au taux Libor à 3 mois +4,5%, ces deux facilités expirant en 2016. Les économies d’intérêt découlant de ces différentes opérations «devraient être d’au moins 120 millions de dollars en base annuelle», ajoute le groupe. Quant aux négociations avec la banque VTB, elles sont «à un stade avancé», précise le directeur général adjoint Oleg Mukhamedshin.
Ce dernier a donc confirmé l’objectif d’un refinancement intégral de la dette de Rusal d’ici à fin septembre. Ceci permettra «de pouvoir commencer à payer un dividende», souligne-t-il. Les accords de restructuration que le groupe avaient passés avec ses prêteurs lui interdisaient en effet jusqu’ici toute distribution de dividende, en restreignant d’autre part ses possibilités d’investissement et de croissance externe.
Réagissant à l’article du Vedomosti selon lequel deux actionnaires importants souhaitaient céder leurs parts dans le groupe d’aluminium, une porte-parole de Rusal a relevé n’avoir «aucune information» en ce sens. L’action a terminé en hausse de 4% à 14,56 euros hier sur Euronext Paris.
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