Rusal assouplit les termes d’un crédit de 4,6 milliards de dollars signé en 2010
Le producteur d’aluminium Rusal poursuit la restructuration de sa dette. Il vient de renégocier les termes d’une facilité de crédit de 4,58 milliards de dollars signée en septembre 2010 avec Sberbank. Cette ligne a servi à refinancer un prêt de 4,5 milliards de dollars qui avait été accordé en novembre 2008 par la banque publique VEB, à la suite de la participation de 25% prise par Rusal dans Norilsk Nickel.
Les nouvelles conditions prévoient une extension de 3 ans de la facilité de crédit qui expirera désormais en 2016. En outre, il est mis fin à la garantie de 2,25 milliards de dollars apportée par VEB à Sberbank en cas de défaut de l’emprunteur. Interrogée par L’Agefi, une porte-parole de Rusal précise que ce crédit amendé «porte un taux d’intérêt annuel fixé à 4,5% au dessus du Libor 1 an», choisi comme indice de référence. Ceci représente un gain de 50 points de base par rapport au précédent niveau de la marge bancaire.
«Cet accord améliore considérablement le profil de dette du groupe et il nous permet de diminuer nos charges d’intérêts», commente le directeur général Oleg Mukhamedshin, en ajoutant que le refinancement complet de la dette de Rusal devrait être bouclé «d’ici à fin septembre». Le groupe russe, qui doit publier ses comptes semestriels le 29 août, affichait à fin mars une dette nette de 11,4 milliards de dollars. Ayant remboursé 860 millions de dollars sur le seul premier trimestre, il a déjà atteint le montant minimum de désendettement qu’il s’était fixé pour l’ensemble de l’exercice.
Cet allègement de dette est d’autant plus important que Rusal n’a pas été épargné par la récente tourmente des marchés actions. Sa capitalisation boursière, qui s’élevait hier à 11,4 milliards d’euros à la clôture du marché parisien, a perdu plus de 20% depuis le début de ce mois. Sollicité pour céder sa participation dans Norilsk Nickel, préalablement au lancement d’un nouveau programme de rachat d’actions par le groupe minier, Rusal a par ailleurs réaffirmé qu’il n’était pas disposé à vendre. Il estime que ce rachat de titres, soutenu par la société Interros qui détient également 25% de Norilsk, «ne vise pas à augmenter la valeur boursière du groupe minier, mais à permettre à Interros d’en prendre le contrôle en utilisant le bilan de sa cible».
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