Rexel a décidé d’allouer 500 millions d’euros par an à la croissance externe
Rexel entend améliorer sa rentabilité à moyen terme tout en maintenant une politique dynamique de croissance externe. A l’occasion de sa journée consacrée aux investisseurs, le distributeur de matériel électrique a indiqué hier son intention d’allouer «environ 500 millions d’euros par an aux acquisitions, qui généreront en moyenne une hausse de 3% à 5% du chiffre d’affaires annuel». La stratégie du groupe en la matière, complémentaire à sa croissance organique, vise à la fois à étendre son portefeuille de produits, à élargir sa présence dans les pays émergents (Asie, Amérique latine) et à gagner des parts de marché dans les pays matures (Europe et Amérique du Nord).
Si les émergents représenteront à moyen terme (3 à 5 ans) plus de 10% du chiffre d’affaires total du groupe, contre environ 6,5% cette année, les acquisitions réalisées dans les pays développés seront principalement destinées à accroître le niveau de ses marges. Aux Etats-Unis où plus de 50 cibles ont été identifiées, le déploiement d’un logiciel unique sur l’ensemble des plates-formes informatiques du groupe contribuera ainsi à renforcer l’efficacité des procédures de gestion.
Les critères définis par Rexel pour sa croissance externe sont un retour sur investissement au moins égal à 10%, des synergies supérieures à 1,5% du chiffre d’affaires acquis et un effet relutif visible au maximum 2 ans après la réalisation de la transaction. Cette politique veillera à respecter l’objectif d’un ratio de dette nette sur excédent brut d’exploitation (Ebitda) inférieur à 3 fois.
Compte tenu d’une conjoncture toujours difficile en Europe et moins favorable en Asie-Pacifique depuis 2012, le groupe anticipe désormais une marge d’Ebita ajusté (marge opérationnelle avant intérêts, impôt et amortissement) de 6,5% d’ici 3 à 5 ans, alors qu’il comptait auparavant y parvenir en 2015. Ce niveau de rentabilité correspondrait à un gain d’un point de marge par rapport aux 5,5% dégagés au troisième trimestre 2013.
Grâce à une faible intensité capitalistique combinée à une gestion efficace du BFR, le groupe continuera de dégager un flux de trésorerie disponible «représentant après intérêts et impôts environ 40% de l’Ebitda», ce qui lui permettra de distribuer à ses actionnaires un dividende équivalent au minimum à 40% de son résultat net récurrent.
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