Repsol a réalisé 40% de son programme de cession d’actifs
Le groupe pétrolier espagnol Repsol a annoncé jeudi la vente de sa filiale chilienne à des investisseurs locaux pour une valeur de 440 millions d’euros (540 millions de dollars).
La cession de l’unique actif que Repsol possédait au Chili fait partie du plan stratégique présenté fin mai 2012 qui prévoit de désinvestir jusqu’à 4,5 milliards d’euros d’actifs non-stratégiques entre 2012 et 2016. Repsol cherche ainsi à se débarrasser des actifs «isolés, qui ne peuvent être intégrés» afin d’avoir plus de liquidité. Selon Natalia Aguirre Vergara, analyste de Renta 4, avec la vente de sa filiale chilienne, Repsol atteint ainsi 41% des objectifs de son plan en désinvestissant près de 1,85 milliards d’euros.
«Nous avons besoin de renflouer les caisses en raison de nos nécessités d’investissement dans le secteur de l’exploration et de la production, notre moteur de croissance et l’une de nos principales priorités», souligne un porte-parole de la compagnie. Les investissements réalisés dans le domaine de l’exploration au Brésil ont ainsi permis de multiplier par neuf la valeur de la filiale brésilienne.
Autre objectif de cette stratégie de désinvestissement: rééquilibrer les comptes de la compagnie, qui «depuis la perte d’YPF a perdu beaucoup d’equity, tout en maintenant son niveau de dettes». Une dette qui «s’élevait à la fin du premier trimestre 2012 à 4,17 milliards d’euros, en excluant le gaz naturel», indique le porte-parole. Affaiblie suite à l’expropiation de sa filiale argentine YPF, Repsol tente d’éviter une dégradation majeure de sa note. Fin juin, les agences de qualification Fitch et Moody’s avaient baissé la note de la pétrolière de plusieurs crans, proche de la catégorie spéculative. Les agences craignent que Repsol aient du mal à réduire sa dette en raison du contexte difficile et de la chute en Bourse des valeurs des compagnies espagnoles.
Mais la vente de Repsol Butano Chile rapportera au géant espagnol une plus-value de 138 millions d’euros (170 millions de dollars), ce qui permettra de réduire la dette du géant pétrolier d’environ 317 millions de dollars (258 millions d’euros). «Au dernier trimestre 2011, nous avons réduit notre dette de 662 millions d’euros», indique le porte-parole.
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