Recentré sur l’hôtellerie, Accor confirme le redressement de son activité
Delesté des services prépayés et désengagé de la Compagnie des Wagons-Lits pour devenir un «pure player» de l’hôtellerie, Accor s’est arrimé au train de la reprise. Le groupe français a fait état mercredi après-Bourse d’un chiffre d’affaires de 5,69 milliards d’euros en 2010 (+9,8% en données publiées). Une croissance alimentée par un développement soutenu, caractérisé par l’ouverture de 214 hôtels (24.800 chambres), principalement en contrats de management et de franchise. Les effets de change ont eu un impact positif évalué à 183 millions d’euros. A périmètre et change constants, la hausse des ventes annuelles ressort à 7,4%.
La phase de reprise du cycle hôtelier a été particulièrement marquée au quatrième trimestre. Sur cette période, le chiffre d’affaires de l’hôtellerie s'élève à 1,44 milliard d’euros, en croissance de 11,8% en données publiées, grâce notamment à un nombre record d’ouvertures (84 hôtels pour 9.400 chambres). En données comparables, la progression atteint 9,4%, grâce à la poursuite de l’amélioration des taux d’occupation.
Dans l’hôtellerie haut et milieu de gamme, qui représente plus de la moitié des ventes du groupe, «la dynamique de l’activité qui conernait à fin septembre surtout la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni s’est étendue à la majorité des pays européens», a souligné Sophie Stabile, directeur financier d’Accor, lors d’une conférence téléphonique. Les grandes capitales européennes (Londres et Paris notamment) ont affiché de solides performances sur les trois derniers mois de l’année. Quant aux pays émergents (Amérique latine, Asie-Pacifique), ils bénéficient toujours d’une croissance à deux chiffres en ligne avec les trimestres précédents.
Dans l’hôtellerie économique, où l’effet de rattrapage est moindre, le chiffre d’affaires (hors Etats-Unis) a crû de 6,8% en données comparables en 2010 et de 7,7% au quatrième trimestre. Aux Etats-Unis, il s’est redressé pour atteindre 7,2% en fin d’année, contre +4,9% au troisième trimestre et -3,9% au premier semestre. Fort de ces résultats, et comme l’attendait notamment Deutsche Bank, le groupe a relevé une nouvelle fois son objectif de résultat d’exploitation 2010 pour le porter de 400-420 millions à un niveau compris «autour de 440 millions d’euros».
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