Publicis motive ses dirigeants par un nouveau plan de co-investissement
Publicis motive ses dirigeants clés en lançant un nouveau programme de co-investissement dédié à ses 200 principaux cadres dirigeants. Ce programme se compose de deux volets. Le premier, lié à des conditions de présence, permettra aux bénéficiaires de percevoir une action gratuite pour une action investie.
Le second, lié à des conditions de performance, ouvrira droit à l’attribution de plusieurs options de souscription d’actions, dont la valeur totale sera équivalente à une actions gratuite, pour une action achetée. Les conditions définitives des stock-options, non encore fixées, devraient être dévoilées à la fin du mois.
Ce mécanisme est légèrement différent de celui du précédent plan de co-investissement de mars 2009, ouvert à 160 dirigeants et souscrit par 136 d’entre eux, par lequel 3,5 millions d’actions gratuites ont été attribuées. Ce programme prévoyait que deux actions gratuites soient attribuées pour chaque action acquise dans le cadre de ce plan, sous réserve de présence et de conservation des titres pendant plusieurs années. La seconde action gratuite était soumise à des critères supplémentaires de performance sur 2009-2011.
Selon le plan, 100% des actions sont livrées si Publicis réalise une croissance organique supérieure à la moyenne du groupe de référence (Omnicom, WPP, IPG, et Publicis) et le meilleur taux de marge opérationnel. Aucune action n’est livrée si Publicis réalise une croissance organique inférieure à 80% à la moyenne du groupe de référence et un taux de marge plus faible. De fait, les conditions ont été remplies. Elles restent les mêmes pour le nouveau programme annoncé hier. Pour les mandataires sociaux, hier comme aujourd’hui, les actions gratuites sont intégralement soumises à des conditions de performance.
Ces programmes ne sont cependant guère appréciés des actionnaires. La 22e résolution de l’AG de 2011 permettant ces attributions d’actions gratuites n’avait été approuvée qu’à 72,6%, tandis que la 24e résolution de l’AG de 2010 autorisant à consentir des stock-options n’a été adoptée qu’à 75,4%.
Pour sa part, Maurice Lévy, président du directoire de Publicis, ne participera pas à ce plan, conformément à sa décision de ne plus bénéficier d’actions de performance ou de stock-options. Depuis 2012, il ne touche qu’une rémunération variable, qui ne peut excéder 5 millions d’euros annuels sur 2012-2015. Elle était de 4,8 millions en 2012.
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