PSA remet en cause l’un de ses projets avec GM
L’Alliance entre PSA et General Motors serait-elle remise en cause ? A l’occasion de la publication de son chiffre d’affaires trimestriel, Peugeot a prévenu que son projet de plate-forme commune avec GM sur le segment B (citadines, de type 208 par exemple) fait «actuellement l’objet d’un réexamen». En conséquence, le montant des synergies annuelles à moyen terme, attendu à 1 milliard de dollars pour PSA, devrait être revu à la baisse.
«Le segment B était absolument central pour les plans de l’alliance, explique une analyste de Barclays. On dirait bien que GM n’est plus trop impliqué dans l’alliance avec Peugeot. Les liens ne sont plus aussi forts». De fait, seuls deux programmes communs de véhicules existent pour le moment, l’un sur les crossovers, l’autre sur les monospaces.
Pour autant, les deux partenaires disent étudier de nouveaux projets, sans pour autant les dévoiler. Seule certitude, le réexamen du projet sur les citadines n’est pas lié à un éventuel rapprochement avec le chinois Dongfeng, a assuré Jean-Baptiste de Chatillon, directeur financier de PSA, tout en souhaitant élargir le partenariat avec Dongfeng. «Nous travaillons par exemple sur des plans pour commencer à exporter des voitures de Chine vers d’autres pays d’Asie, donc nous sommes très satisfaits de cette collaboration qui s’améliore avec notre partenaire Dongfeng», explique Jean-Baptiste de Chatillon.
En effet, les ventes de voitures reculent partout dans le monde, sauf en Chine (+19%), où PSA détient 3,7% du marché, tandis qu’en Europe sur les neuf premiers mois de l’année sa part de marché a reculé de 0,8 point à 11,9%. Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires du constructeur a reculé de 3,7% à 12,1 milliards d’euros, dont -5,8% pour la division automobile (deux tiers des ventes).
Sur l’ensemble de l’année, PSA anticipe une baisse de 4% du marché automobile en Europe (contre -5% en juillet), de 7% en Russie (contre -5%), mais mise sur une croissance de 14% en Chine (contre +10%) et toujours de 2% en Amérique latine. De plus, le groupe compte toujours au moins diviser par deux sa consommation de free cash flow opérationnel cette année - après avoir brûlé 3 milliards d’euros en 2012 -, puis enregistrer une réduction «très significative» en 2014 grâce à son plan de restructuration. Il vise toujours 1,5 milliard d’économies à horizon 2015.
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