PSA et Renault soutiennent un marché automobile attendu en hausse en 2014
L’activité du marché automobile français en janvier a permis de confirmer les espoirs d’une progression, même limitée, sur l’ensemble de l’année 2014. Cela après quatre exercices consécutifs de repli ayant fait plonger les ventes à un plus bas depuis vingt ans. Le volume d’immatriculations de véhicules particuliers neufs a ainsi gagné 0,5% le mois dernier (avec un nombre identique de 22 jours ouvrables), à 125.477 unités précisément selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). En 2013, le marché avait abandonné 5,7% en dépit d’un bond de 9,4% en décembre.
Surtout, les constructeurs français ont confirmé en janvier un redressement de leurs ventes, en hausse de 8,8% tandis que les concurrents étrangers abandonnaient 9,5% (dont -9,1% pour le numéro un européen Volkswagen). De quoi faire bondir sur le seul mois écoulé de 4,5 points à 59,3% la part de marché accaparée par les groupes français. Avec des volumes en hausse de 6%, PSA Peugeot Citroën grappille 1,6 point à 32% du marché, Renault progressant de son côté de 2,9 points à 27,2% grâce à des volumes écoulés en hausse de 12,4% (dont +17,9% pour Dacia).
Les groupes français sont il est vrai, comme le souligne Jean-François Belorgey, associé responsable du secteur automobile chez EY en France, bien positionnés sur la catégorie des petits modèles qui soutiennent le marché en ces temps d’incertitudes économiques pour le consommateur. Une évolution visible en parallèle selon ce spécialiste dans le recul du segment premium depuis la fin 2013. En janvier, les ventes de marques BMW et Mercedes notamment ont cédé 2% et 3,7%. Et alors que le mois dernier les quatorze véhicules le plus vendus étaient de marque française, le segment «économique et inférieure» a représenté 56% du marché, 3 points de plus qu’en janvier 2013.
Jean-François Belorgey assure ainsi que si l’activité de janvier confirme que le marché a bien «déjà touché le fond», il «se stabilise à un niveau bas». Directeur de l’Observatoire Cetelem de l’automobile, Flavien Neuvy, qui table sur une hausse de 2% cette année, souligne de son côté qu’«on est encore loin de pouvoir parler d’une dynamique de reprise» face à des comparatifs très faibles. Et alors que, côté constructeurs, Renault mise sur un gain annuel du marché de 1%, le CCFA met en avant des chiffres de janvier annonciateurs d’un exercice «très stable».
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