Proxinvest souligne les excès des rémunérations des patrons du CAC 40
Crise ou pas crise, la rémunération des patrons du CAC 40 progresse ! Elle était en moyenne de 4,2 millions d’euros (+4% et -3% hors indemnités de départ) en 2011, constate le baromètre de Proxinvest. Pourtant, les bénéfices nets cumulés de ces entreprises ont baissé de 10% et le CAC 40 a perdu 17%. Une rémunération deux fois plus élevée que celle du SBF 80, en moyenne de 2,1 millions (-2%). Néanmoins, les dirigeants français se situent toujours à la sixième place en Europe, selon le réseau ECGS, derrière le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne, la Suisse et l’Italie.
Proxinvest souligne la concentration des excès au sommet, avec pour la première fois un fixe moyen qui dépasse le million d’euros au sein du CAC 40. Les bonus se maintiennent à un niveau élevé (124% du fixe), et 14 dirigeants du SBF 120 touchent au moins 240 Smic, soit 4,6 millions d’euros, le plafond fixé par Proxinvest.
Surtout, seulement 16% de la rémunération totale des patrons du CAC 40 reposent sur des conditions de performance à long terme (au moins trois ans). «Il devient urgent qu’administrateurs et comités de rémunération mettent fin à la hausse des fixes, réduisent considérablement les bonus annuels au profit d’une vraie rémunération à long terme liée à la performance», lance Proxinvest.
Une nouvelle fois, la société de conseil fustige les rémunérations élevées des présidents non exécutifs (1,6 million d’euros pour Robert Brunck chez CGG Veritas, et 1,2 million pour Michel Pébereau chez BNP Paribas), qui échappent à tout contrôle «au mépris de la hiérarchie légale qui soumet les jetons de présence et les rémunérations spéciales de tout administrateur à l’AG».
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