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Plusieurs groupes européens sont désormais touchés par les conséquences de la crise en Espagne
Plusieurs groupes européens sont désormais touchés par les conséquences de la crise en Espagne
Après la construction, les secteurs liés à la consommation sont les plus exposés à la chute de la demande des ménages outre-Pyrénées
Publié le
Yves-Marc Le Reour
La progression du chômage espagnol pénalise la confiance des ménages. Photo: Bloomberg News
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Si la construction est à l’origine d’une grande partie des déboires de l’économie espagnole, la progression du chômage pénalise de plus en plus le revenu disponible et la confiance des ménages. Certains groupes européens ressentent désormais les effets de la baisse du pouvoir d’achat dans ce pays, montre une note récente de CreditSights. La distribution, l’alimentaire, l’automobile et les télécoms apparaissent comme les principaux secteurs concernés par cette chute de la demande.
Bien que les activités de Carrefour en Espagne ne représentent plus que 10% de son chiffre d’affaires suite à la scission de Dia à l’été 2011, ce pays a néanmoins constitué «la plus mauvaise performance du groupe sur ses principaux marchés au deuxième trimestre», signalent les stratégistes de CreditSights. Le britannique Kingfisher, propriétaire de la marque Darty, a annoncé une chute de 7,8% de ses ventes trimestrielles à fin mai en Espagne, d’où il ne tire heureusement que 2% de son chiffre d’affaires.
Danone a de son côté mis en avant le repli des dépenses de consommation en Europe du Sud, notamment en Espagne où il a réalisé 7% de ses ventes l’an dernier, pour justifier en juin son avertissement sur les bénéfices de 2012. Dans l’automobile, «les ventes de l’Espagne représentaient en 2002 plus de 9% du total de l’Union européenne, contre moins de 6% en juin dernier», note CreditSights. Le repli des immatriculations de voitures neuves espagnoles depuis janvier a contribué aux mauvaises performances semestrielles de PSA et de Renault.
La téléphonie mobile n’a pas été épargnée par ces vents contraires, avec un chiffre d’affaires en baisse de 10% au deuxième trimestre. Ce déclin a été plus prononcé pour Telefonica et Vodafone qui ont supprimé début 2012 la subvention des terminaux pour leurs nouveaux clients, alors qu’Orange et Yoigo, filiale de TeliaSonera, ont mieux résisté grâce à un positionnement sur des offres à meilleur prix.
Enfin, la baisse de la demande de papier à usage graphique a fortement pénalisé l’espagnol Lecta qui a réalisé l’an dernier 23% de son chiffre d’affaires sur son marché domestique. Egalement implanté en France et en Italie, le groupe a annoncé une réduction temporaire de 10% de ses capacités de production entre juin et août pour tenter de préserver sa position concurrentielle.
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