Plombé par des charges non récurrentes, TF1 a vu ses résultats baisser en 2022
TF1 a publié mardi des résultats en baisse et légèrement inférieurs aux prévisions des analystes au titre de l’exercice 2022, marqué par des charges non récurrentes liées à la liquidation programmée de Salto et à l'échec du projet de rapprochement avec son concurrent M6.
En Bourse, le titre TF1 abandonnait près de 5% dans la matinée après ces annonces.
Sur l’ensemble de l’année 2022, le chiffre d’affaires de TF1 a progressé de 3,3% par rapport à 2021, à 2,51 milliards d’euros, tandis que son résultat opérationnel courant (ROC) a diminué de 7,9%, à 316,2 millions d’euros. Cette baisse s’explique par l’encaissement en 2021 d’un crédit d’impôt éditeur attribué au titre du Covid-19. En excluant cet élément exceptionnel, le ROC aurait augmenté l’an passé de 2,5 millions d’euros.
En 2022, la marge opérationnelle courante a fléchi de 1,5 point de pourcentage sur un an, à 12,6%. Le bénéfice net de l’entreprise est ressorti à 176,1 millions d’euros l’an passé, en recul de 21,8%.
Les analystes interrogés par FactSet anticipaient un chiffre d’affaires moyen de 2,52 milliards d’euros et un résultat opérationnel courant de 317,7 millions d’euros pour l’exercice 2022.
Maintien de la marge
Sur la période, TF1 a enregistré d’importantes charges non récurrentes. Le résultat opérationnel de 2022 intègre notamment une charge exceptionnelle de 15 millions d’euros relative à l'échec du projet de rapprochement entre TF1 et M6. Le bénéfice net inclut également les pertes liquidatives liées à l’arrêt de la plateforme de vidéo à la demande par abonnement Salto, pour un montant de 46,1 millions d’euros.
En 2023, TF1 estime être en mesure de maintenir sa marge opérationnelle proche du niveau atteint l’année dernière. «Le groupe continuera à générer une trésorerie lui permettant de viser une politique de dividendes en croissance ou stable sur les prochaines années», a souligné TF1 dans un communiqué.
Lors de son assemblée générale du 14 avril prochain, le conseil d’administration de TF1 proposera de verser un dividende de 0,50 euro par action au titre de 2022, en hausse de 11,1% sur un an.
Plus d'articles du même thème
-
La France reconquiert un vrai vivier d’aspirants à la Bourse
Avec 33 entreprises susceptibles de rejoindre les marchés actions, l'Hexagone constitue le deuxième contingent européen de futures cotations, derrière le Royaume-Uni. Cependant, en Europe, l'heure n'est pas à l'optimisme : le nombre de candidats à une IPO est en recul de 40 % depuis début 2025. Alimentée par l'émergence de nouvelles solutions de liquidité, cette tendance présage de millésimes 2027-2028 bien ternes. -
L’accord entre l’Iran et Oman prolonge la baisse du pétrole
Les deux pays bordant le détroit d'Ormuz ont trouvé un accord sur les routes de transit, qui reste à finaliser, permettant à terme une réouverture du corridor. Le marché apprécie mais reste prudent. -
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
La société italienne dévoile trois stratégies qui s’appuieront sur des véhicules du gestionnaire français afin de proposer des fonds à faible coût.
ETF à la Une
- La Société Générale affiche une forme olympique avant un nouveau plan à trois ans
- La Société Générale augmente sa cible de rentabilité et va racheter 1,5 milliard d'euros d'actions
- L’IA irrigue la croissance des entreprises du CAC 40
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- Xavier Niel entre au capital d'Edenred
Contenu de nos partenaires
-
« Cette campagne va être d’un niveau de manipulation inouï » : Gabriel Attal à son tour ciblé par la désinformation russe
Après Raphaël Glucksmann et Edouard Philippe, c'est au tour du candidat Renaissance d'être visé par une manipulation russe sur la plateforme X -
EXCLUSIF« Les critiques contre X sont le fait d’une frange opposée à la liberté d’expression »
Le patron de X France dénonce une hostilité particulière en France contre le réseau social détenu par Elon Musk, visé par une enquête judiciaire, et défend les efforts de modération et de transparence de la plateforme -
CouscoussièrePourquoi la classe politique reste si dépendante au réseau social X
Malgré les appels au boycott, le réseau social d’Elon Musk demeure incontournable avec près de 600 millions d’utilisateurs actifs. Seuls quelques puristes à l’image de Sandrine Rousseau ont migré sur Bluesky, sacrifiant un peu de leur visibilité médiatique au nom de leurs valeurs.