Phitrust dénonce les modalités du projet de fusion PSA-Fiat Chrysler
La société de gestion activiste Phitrust a annoncé cet après-midi avoir écrit au président du conseil de surveillance de PSA, Louis Gallois, à propos du projet de fusion entre égaux du constructeur automobile avec son homologue italo-américain Fiat Chrysler Automobiles (FCA Group), « questionnant les aspects financiers, environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) du projet et mettant en doute sa mise en oeuvre en l'état ». « La parité proposée initialement ne reflète pas la réalité des atouts et des faiblesses des deux groupes », a dénoncé Phitrust dans un communiqué.
Parmi ses revendications, la société de gestion demande que la parité de fusion ou les distributions annoncées soient « revues ». Cette parité a été « faite sur la base d’une fusion à 50/50, erronée dans son principe (une fusion entre égaux n’existant pas) et insatisfaisante dans son calcul compte tenu des cessions et distributions envisagées, de la valeur relative des deux groupes, de leur situation en termes industriels (et social...), de leur niveau de préparation aux prochaines normes environnementales et des évolutions imposées au secteur automobile dans son ensemble », poursuit PhiTrust.
Phitrust demande également que le siège social du futur ensemble soit situé en France et soumis au droit français, alors que le projet de fusion dévoilé le 31 octobre prévoit que la maison mère de la future entité combinée soit néerlandaise. Phitrust estime que la législation boursière néerlandaise accorde moins de droits aux actionnaires, en particulier les minoritaires.
L’activiste souhaite enfin que les éventuelles indemnités de rupture « soient simplement annulées », en cas de refus de l’opération par les actionnaires en assemblée générale extraordinaire.
Plus généralement, Phitrust « s'étonne enfin que depuis l’annonce de cette fusion, soient distillées sur le marché des nouvelles tant sur une attaque envers FCA pour corruption (qui serait orchestrée par General Motors sur le marché américain) et ses risques d’amende induits, que sur de possibles pénalités fiscales peu claires qui toucheraient FCA en Italie pour des montants non négligeables. Tout cela renvoie l’image d’une opération mal préparée, réalisée dans la précipitation ».
Contactés par l’agence Agefi-Dow Jones, puis par L’Agefi, des porte-parole de Groupe PSA et FCA n’ont pas souhaité apporter de commentaire « dans l’immédiat ».
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