Philips profite des progrès de sa restructuration
Philips Electronics a publié lundi un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes grâce, entre autres, à la hausse de ses ventes d'équipements médicaux et d’ampoules basse consommation, des résultats qui illustrent l’efficacité de sa restructuration. Le titre a bondi de 5% à 17,03 euros, son plus haut niveau depuis près d’un an, signant la seule hausse notable de l’Eurostoxx 50.
Au deuxième trimestre, le bénéfice avant impôt, intérêts et amortissements (Ebita) a progressé à 450 millions d’euros contre 371 millions un an auparavant. Chacune des trois grandes divisions (santé, éclairage et grand public) a vu ses ventes progresser, et deux (santé et grand public) ont publié un Ebita en hausse. Le bénéfice net du groupe a atteint 167 millions d’euros, alors que Philips avait accusé une perte de 1,345 milliard un an auparavant en raison notamment de lourdes dépréciations d’actifs. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient un bénéfice net de 118 millions.
L’an dernier, Philips avait vu ses comptes plombés par la hausse des prix des matières premières, la dégradation de la confiance des consommateurs, le ralentissement des marchés de la construction et la réduction des dépenses publiques, ces deux facteurs ayant affecté ses activités d'éclairage et de santé. Son directeur général Frans van Houten, qui venait de prendre la tête du groupe, a dû assumer deux avertissements sur résultats en un an, redéfinir les objectifs financiers, supprimer des milliers d’emplois, et céder finalement la division de téléviseurs.
Lundi, il s’est dit confiant dans la capacité de Philips à atteindre les objectifs fixés pour 2013. Comme attendu, le groupe n’a pas donné de prévisions chiffrées pour le second semestre de cette année, mais il a réaffirmé ses objectifs 2013, à savoir une croissance de 4% à 6% de son chiffre d’affaires, une marge d’Ebita de 10% à 12% et un rendement des capitaux investis de 12% à 14%.
Le numéro un européen de l'électronique grand public a annoncé qu’il étudierait différentes options stratégiques pour son activité d'équipements audio et vidéo, l’une des dernières à être restructurées. Une vente éventuelle prouverait que Philips fait le ménage jusqu’au bout dans son portefeuille, estime Victor Bareno, analyste de SNS.
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