Philips est porté par sa division médicale
Philips a annoncé une augmentation plus forte que prévu de ses commandes dans le secteur médical - son activité désormais la plus rentable depuis sa restructuration - grâce au lancement de nouveaux produits dans le matériel ultrason et les scanners.
Le groupe industriel a vu ses commandes augmenter de 7% au deuxième trimestre en rythme annuel, après avoir baissé de 5% au premier trimestre. Le bénéfice net est ressorti à 317 millions d’euros sur la période d’avril à juin, contre 102 millions d’euros lors de la période correspondante un an auparavant et un consensus Reuters à 262 millions. L’action Philips a touché 24,405 euros dans la matinée, son plus haut niveau depuis janvier 2011, et a clôturé en progression de 2,11% à 23,90 euros.
«L’augmentation des commandes dans la santé (avec la reprise en Amérique du Nord) devrait permettre au groupe d’atteindre plus facilement ses objectifs, notent les analystes de Kepler Cheuvreux, cités par Reuters. Nous pensons que le potentiel de reprise n’est pas encore inscrit dans les cours de Philips. Avec un potentiel de hausse des marges, nous pensons qu’il y a aussi un potentiel de hausse du cours de Bourse.»
Le groupe dégage désormais plus de 40% de son chiffre d’affaires et 70% de son résultat brut d’exploitation (Ebitda) à partir du secteur de la santé. Il est classé en tête des fournisseurs de matériel médical aux Etats-Unis et figure parmi les trois leaders dans l'équipement hospitalier dans le monde. Le directeur général Frans van Houten a maintenu ses prévisions pour l’année, après deux exercices de réduction des effectifs, de cessions et de recentrage sur son cœur de métier, et annoncé qu’il reverrait ses objectifs en septembre. Philips prévoit une croissance de 4% à 6% de ses ventes pour l’ensemble de l’année 2013, une marge d’Ebitda de 10% à 12% et un retour sur investissement de 12% à 14%.
«Nous pouvons être un peu plus optimistes, mais nous ne pouvons certainement pas affirmer que nous sommes en terrain sûr», a déclaré Frans van Houten lors d’une conférence avec des analystes. Le dirigeant a souligné qu’à court terme, les perspectives restaient incertaines sur deux des grands marchés du groupe, en raison des doutes qui planent sur les dépenses de santé aux Etats-Unis et de la faiblesse du yen au Japon.
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