Orpea renforce ses fonds propres pour poursuivre sa croissance
Orpea améliore sa structure financière. Le spécialiste de la dépendance rembourse par anticipation ses 180 millions d’euros d’obligations à option de conversion et/ou d’échange en actions nouvelles ou existantes (Oceane) arrivant à échéance le 1er janvier 2016. Une «bonne nouvelle qui va mettre fin aux arbitrages et permettre au cours de mieux refléter l’amélioration des fondamentaux», note Natixis. En effet, «depuis le 22 décembre, Orpea avait la capacité de forcer la conversion de l’Oceane 2016», précise CM-CIC.
De plus, cette opération «devrait désormais limiter les effets d’arbitrage entre actions et Obsaar», ajoute Oddo. L’action Orpea a cédé hier 3,57% à 50,25 euros, mais gagne près de 20% sur un an, quand le CAC 40 cède 2,50%.
Jusqu’au 26 janvier inclus, les porteurs d’Oceane auront la possibilité de demander auprès de SGSS la conversion de leurs titres à raison de 1 Oceane pour 1,122 action Orpea. Au maximum, 4,56 millions d’actions pourraient être créées, soit une dilution d’environ 8%.
Pour les porteurs qui n’auraient pas exercé leur droit à l’attribution d’actions, le remboursement sera effectué le 4 février 2015, au pair, soit 44,23 euros par Oceane, majoré des derniers intérêts, soit 0,16 euro par titre. L’Oceane offrait un coupon annuel de 3,875%.
«Cette conversion, largement anticipée, permettra à Orpea de renforcer sa structure financière en augmentant ses fonds propres, s’est félicité Yves Le Masne, directeur général d’Orpea. Ce renforcement va permettre à Orpea de poursuivre, en 2015, un développement international particulièrement soutenu et toujours axé sur la création de valeur». Le groupe affiche clairement des ambitions de croissance sur tous ses marchés, notamment en Allemagne ou en Suisse, mais aussi en Chine, où Orpea compte ouvrir sa première maison de retraite au deuxième trimestre 2015.
Sur les neuf premiers mois de l’exercice 2014, le spécialiste de la dépendance a enregistré une hausse de 19% de son chiffre d’affaires à 1,4 milliard d’euros, dont une croissance organique de 6,2%. Et, compte tenu du réservoir de lits à construire ou à rénover, la croissance interne «ne peut être inférieure à 5% par an sur les trois prochains exercices (avec un effet prix de 2% et un effet volume de 3%)», note Oddo. Cette visibilité élevée permet d’espérer «une croissance bénéficiaire de 15% par an d’ici 2017», ajoute Natixis.
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