Orpea poursuit la sage évolution de son capital en accueillant FFP
Les perspectives prometteuses du secteur de la prise en charge de la dépendance ont séduit un nouvel actionnaire de référence de long terme français. En l’occurrence, FFP (société Foncière, Financière et de Participations), la holding de la famille Peugeot, a annoncé hier une prise de participation amicale de 6% au capital d’Orpea, pour 88 millions d’euros, soit 34,4 euros par action. Hier, le titre a clôturé en hausse de 1,28% à 34,815 euros. FFP a acquis 2% du capital sur le marché et 4% à 35 euros par action auprès de Jean-Claude Marian, fondateur et président d’Orpea. Un complément de prix d’un montant maximum de 2,5 millions pourra être consenti à ce dernier en fonction du cours de l’action fin 2012.
Si les parties ont précisé qu’«il est prévu» que FFP soit représenté au conseil d’administration, l’entrée au capital d’Orpea correspond davantage à la volonté de poursuivre la diversification du portefeuille de la holding. FFP concrétise ainsi son souhait de renouer avec les investissements. Il s’agit du premier pas en 2011, il y en aura d’autres, avance un porte-parole. Avec toujours l’argument d’un engagement minoritaire de long terme. L’investissement dans Orpea représente 3% de l’actif brut réévalué au 31 décembre dernier (2,6 milliards d’euros), lui-même composé à 58% de titres Peugeot Citroën.
L’opération dévoilée hier ramène le flottant d’Orpea à 51,8%. Elle représente surtout l’arrivée d’un nouvel actionnaire, aux côtés du fondateur et de sa famille (24,4%), de Sempre (9,5%, contrôlée par la Banque Degroof Luxembourg) et de Neogema (8,3%). Cette dernière, contrôlée par Philippe Austruy, est entrée au capital fin 2010 en paiement du rachat de Mediter.
Si selon leurs porte-paroles les participations de Jean-Claude Marian et de FFP n’ont pas vocation à évoluer pour l’instant, CM-CIC Securities rappelle que «la réduction progressive de la position du Docteur Marian», qui «n’était pas imaginée il y a 5 ans», «est aujourd’hui un fait». Le courtier veut croire que l’entrée de nouveaux investisseurs «rend possible une rotation du capital d’ici à quelques années, mais pas immédiatement». Si le pouvoir n’a pas changé de mains cette semaine, CM-CIC Securities songe déjà à la poursuite de l’évolution des forces en présence «avec la cession, annoncée, de la participation résiduelle de Sempre au cours des prochaines années».
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