Orange travaille à la simplification de ses activités africaines
Officiellement, selon Marc Rennard, directeur exécutif international d’Orange en charge de la région Afrique Moyen-Orient & Asie, «il n’y a pas de projet de cotation en Bourse de ces actifs», mais «ce n’est pas interdit». Le groupe travaille depuis quelques semaines à la simplification de son organisation dans cette région du monde qui porte à elle seule 104 millions de clients, soit 60% des clients de la téléphonie mobile du groupe.
Orange compte actuellement une demi-douzaine de holdings dans cette zone. L’objectif est de placer sous le contrôle d’une seule structure l’intégralité de la vingtaine d’opérateurs mobiles d’Orange en Afrique et au Moyen-Orient. «Le projet devrait être achevé dans environ six mois», précise Marc Rennard, selon lequel «une fois cette holding en place, nous pourrons faire ce que l’on veut». Début octobre, le groupe avait reconnu réfléchir à une cotation sans qu’aucune modalité ou calendrier ne soient arrêtés. Cette IPO mettrait en valeur ces actifs alors que le continent africain se dirigera tôt ou tard vers une consolidation. Il compte actuellement 200 opérateurs pour environ 800 millions de cartes SIM émises.
Avec la déflation tarifaire qui règne en Europe, malgré un début de remontée des revenus dans certains pays grâce à la 4G, l’Afrique et le Moyen-Orient constituent les principales sources de croissance d’Orange. Le groupe y réalise environ 5,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en comptant ses participations minoritaires. Si l’essentiel des revenus provient de services de téléphonie de base (voix et SMS), la 3G commence à se déployer. «Nous allons vendre cette année environ 900.000 smartphones low cost, contre environ 250.000 l’an dernier», indique Marc Rennard, ce qui permettra de développer de nouveaux usages.
L’opérateur compte également sur le paiement mobile. Orange Money est déjà lancé dans 14 pays, notamment au Mali où «20% de la valeur du PIB du pays passe par les téléphones d’Orange». Le groupe a ainsi demandé l’agrément pour devenir un établissement émetteur de monnaie électronique au Sénégal, Côte-d’Ivoire et Mali, afin de devenir «plus efficace opérationnellement» dans un contexte de renforcement des contraintes réglementaires.
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