Orange devra débourser 2,15 milliards d’euros à la suite d’un litige fiscal
Orange va faire appel dans les prochains jours de la décision du tribunal administratif de Montreuil le condamnant à verser au fisc près de 2,15 milliards d’euros, à la suite d’un litige découlant de la simplification de son périmètre d’activité intervenue en 2005. Ce contentieux, connu des analystes, est lié à une divergence de vue concernant la comptabilisation de pertes sur des participations détenues par une holding financière du groupe, entité dissoute après avoir été réintégrée dans la maison-mère via une transmission universelle de patrimoine.
Si ce versement, provisionné depuis 2005, n’aura pas d’impact sur le compte d’exploitation du groupe, Orange estime que ce jugement «revient à interdire à une entreprise de déduire de son bénéfice imposable une provision et à la taxer lors de sa reprise». Ajoutant avoir suffisamment de liquidités pour faire face à ce décaissement, Orange a calculé que son ratio de dette nette sur Ebitda au 30 juin serait de 2,37 en intégrant l’impact de ce paiement, contre 2,21 dans les comptes publiés. «Alors que l’effet sur la trésorerie sera négligeable, les changements de traitement comptables auront sans doute des conséquences défavorables sur l’opinion des agences de crédit», avancent les analystes de Goldman Sachs. L’action a terminé en baisse de 3,2% à 7,5 euros.
Cette affaire a occulté des résultats semestriels globalement conformes aux attentes, le groupe ayant renoué avec une hausse de sa clientèle mobile en France, en Espagne et en Pologne. Si la marge brute d’exploitation consolidée a reculé d’un point à 31,1% d’un an sur l’autre, celle d’Orange France est restée quasi-stable à 36,3% grâce à une baisse des coûts plus rapide que prévu. Constatant un démarrage «satisfaisant» des offres dans la téléphonie mobile de quatrième génération (4G), le groupe table sur un million de clients dans la 4G en France à fin 2013, contre 250.000 actuellement.
Le quatrième opérateur de télécoms européen a également bénéficié de la progression de 9% des bénéfices d’Everything Everywhere (EE), sa coentreprise avec Deutsche Telekom dans la téléphonie mobile outre-Manche. Mais l’introduction en Bourse d’environ 30% du capital de cette filiale «n’aura pas lieu avant 2014», afin de laisser à celle-ci plus de temps pour montrer au marché l’amélioration de ses performances opérationnelles, précise le directeur financier Gervais Pellissier.
Plus d'articles du même thème
-
Face au risque climatique, la tutelle des assureurs les appelle à se mobiliser sur la prévention
L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a conduit une revue des actions du secteur dans la gestion des risques liés au changement climatique. De bonnes pratiques ont été relevées, mais les actions de prévention restent à déployer. -
Donald Trump prolonge sa guerre commerciale
L’administration américaine a instauré de nouveaux droits de douane de 10% ou 12,5% au nom de l’article 301 du Trade Act contre le travail forcé. Un cadre juridique qui inscrit la guerre tarifaire dans la durée. -
Le gendarme américain de la Bourse ouvre le dossier des coffres-forts crypto
Le régulateur des marchés financiers américains débute son travail sur les actifs de la finance décentralisée. Tout en adoptant une posture ouverte au dialogue, il rappelle aux acteurs que certains coffres-forts ou protocoles rentrent dans le giron législatif des valeurs mobilières.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
Contenu de nos partenaires
-
SpaceX : premier vol d’essai réussi pour la mégafusée Starship depuis l’entrée en Bourse du groupe
La mégafusée Starship a mené vendredi un vol d'essai réussi, le premier depuis l'introduction en Bourse de SpaceX en juin. Le lanceur doit notamment jouer un rôle central dans le programme lunaire Artémis de la Nasa -
Ukraine : ce que la nomination du général Mykhaïlo Drapaty à la tête de l'armée peut changer
Connu pour son image de réformateur, Mykhaïlo Drapaty, 43 ans, succède à Oleksandr Syrsky à la tête des forces armées ukrainiennes. Une nomination porteuse d'espoir en Ukraine, mais qui s'accompagne d'attentes considérables -
Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump menace d'intensifier les frappes contre l'Iran
Donald Trump a menacé dans la nuit de vendredi à samedi d'intensifier les frappes contre l'Iran, après avoir déjà averti vouloir saisir les avoirs iraniens gelés pour indemniser les navires touchés dans le Golfe. Téhéran multiplie les mises en garde, tandis que le conflit s'étend désormais à la mer Rouge