Olympus veut financer sa croissance dans le médical grâce à une augmentation de capital
Après avoir levé l’an dernier 50 milliards de yens, soit l’équivalent de 386 millions d’euros, par le biais d’une opération réservée à son associé Sony, Olympus va cette fois faire appel aux investisseurs internationaux pour financer la croissance de son activité d’équipements médicaux et alléger son endettement. L’augmentation de capital, la première en 32 ans, pourrait atteindre 118 milliards de yens (910 millions d’euros) sur la base d’un cours de référence de l’action de 3.120 yens. Dans son communiqué, le groupe nippon prévoit l’émission de «32 millions d’actions nouvelles et 4 millions d’actions existantes provenant de titres détenus en autocontrôle».
Le leader mondial des appareils d’endoscopie se réserve en outre le droit d’émettre «5 millions d’actions ordinaires supplémentaires, en cas d’exercice en totalité de l’option de surallocation par les banques qui souscriront à l’opération», à savoir UBS, Morgan Stanley et SMBC Nikko Capital Markets. Le nombre maximal de titres émis, soit 41 millions, correspondra à 12,6% du capital de la société à l’issue de l’opération. L’offre «offshore» est destinée aux institutionnels étrangers, y compris aux investisseurs qualifiés américains. Ses modalités définitives devraient être connues le 18 juillet, le règlement-livraison des nouveaux titres ayant lieu une semaine plus tard.
Environ 45% du produit de cette levée de fonds iront au financement des dépenses de R&D de son activité de matériel médical et 20% serviront à financer les dépenses de marketing de cette division. Près de 17% des sommes levées seront affectées au développement des capacités de production du groupe au Japon, le reste contribuant à rembourser une partie de sa dette, qui s’élevait en montant net à 331 milliards de yens au 31 mars dernier.
Affecté par des malversations comptables de grande ampleur orchestrées durant treize ans par ses anciens dirigeants, Olympus a précisé renoncer à faire appel d’une amende de 700 millions de yens décidée la semaine dernière par un tribunal de Tokyo. Le fabricant d’appareils photos fait également face à d’autres poursuites engagées par certains investisseurs, à l’image de State Street Bank et du fonds souverain de Singapour GIC qui réclament conjointement 19 milliards de yens en dommages et intérêts.
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