Nyse Euronext dévoilera début juillet ses propositions pour les PME
Lors de la première réunion de son Comité d’orientation stratégique (COS) vendredi dernier, Nyse Euronext a fixé le calendrier de ses travaux.
Les conclusions seront présentées aux dirigeants de sociétés cotées le 30 juin à Porto et au public début juillet lors des journées de Paris Europlace.
Une annonce surprenante, alors qu’à l’issue du rapport Giami-Rameix sur le financement des PME et ETI par le marché, le ministre de l’Economie François Baroin, avait confié à Nyse Euronext et à la CDC le soin de mettre en œuvre les recommandations du rapport, notamment la création d’une plate-forme dédiée aux PME-ETI, avant l’été.
«Ce manque de considération vis-à-vis de la CDC et des acteurs de la Place me semble très choquant et contraire à ce que demande le ministre», confie Caroline Weber, directrice générale de MiddleNext. L’opérateur boursier présente également une étude TNS Sofres réalisée en novembre dernier sur les attentes des PME-ETI cotées. 67% des émetteurs sont satisfaits de leur cotation mais seulement 59% sur le compartiment C (35% d’insatisfaits).
Les entreprises ne sont notamment pas satisfaites de la faible liquidité offerte (57% contre 36% de satisfaites) et de la qualité des conseils offerts par Nyse Euronext (37% contre 42% de satisfaites). Seules 57% des entreprises jugent la cotation bénéfique sur le plan commercial, contre 41% la jugeant non bénéfique. Les critiques sont particulièrement fortes sur le compartiment C avec 48% de PME-ETI mécontentes, tandis que 73% sont satisfaites d’Alternext.
Quant aux services proposés par Nyse Euronext, ils sont loin d’être plébiscités (page 27 de l’étude). «Quelles sociétés de services accepteraient que la qualité de service soit inférieure à 80%, et le plus souvent en dessous de 50% ?», s’étonne Caroline Weber.
Dans le contexte actuel, les entreprises sont très partagées sur la pertinence de leur présence en Bourse, avec 48% qui y trouvent leur compte. Même sur Alternext, seulement 60% affichent leur satisfaction et 40% leur mécontentement.
Si plus des trois quarts des PME-ETI sont conscientes du probable resserrement des crédits bancaires, elles sont néanmoins 60% à dire qu’elles feront appel au financement bancaire pour leurs prochains investissements. Un petit tiers d’entre elles envisage l’ouverture de leur capital à un partenaire, privé (33%) ou public (29%), tandis que seulement un quart évoque un prêt syndiqué ou une émission de convertibles.
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