Novartis ouvre une nouvelle ère avec le départ de son président Daniel Vasella
Novartis clôt l’ère Vasella au bas de la falaise des brevets. Daniel Vasella, à la tête du laboratoire suisse depuis 1996 (comme directeur général jusqu’en 2010 puis comme président non-exécutif de 1999 à 2013) a surpris le marché en annonçant qu’il ne sollicitera pas un nouveau mandat lors de l’AG du 22 février prochain. Il passera la main à Jörg Reinhardt, ancien directeur opérationnel de Novartis, jusqu’en 2010, et actuel patron de Bayer HealthCare, qui prendra ses fonctions le 1er août 2013.
Ce changement de tête «est un signal positif, car potentiellement synonyme d’une politique de retour à l’actionnaire plus généreuse, se félicite Natixis. Ceci ne serait visible qu’en fin d’année». Une «grande surprise, le fils perdu est de retour», ajoute Kepler. A l’époque, Jörg Reinhardt était en rivalité avec Joseph Jimenez, l’actuel directeur général. Mais ce dernier a déclaré à Bloomberg que leurs relations «seront très positives».
Autre changement de gouvernance, le laboratoire suisse a décidé d’introduire une forme de «say on pay». Dès la prochaine assemblée générale, les actionnaires seront appelés à un vote consultatif sur le système de rémunération de Novartis. Le conseil d’administration propose d’introduire des changements dans l’actuel système de rémunération du directeur général et des membres du comité de direction à compter du 1er janvier 2014.
Alors que certains reprochaient à Daniel Vasella de ne pas modifier sa politique de communication, Novartis, «comme un premier signal, vient de dévoiler des objectifs à moyen terme», constatent les analystes de Bryan Garnier. Le laboratoire anticipe une hausse d’au moins 5% du chiffre d’affaires en 2014 et en 2015, tandis que le résultat opérationnel «core» devrait progresser plus rapidement.
En dépit de résultats solides au quatrième trimestre, avec une hausse de 3% du bénéfice par action à 1,27 dollar, et de 3% du résultat opérationnel «core» à 3,67 milliards de dollars, Novartis reste prudent pour l’exercice en cours. Le laboratoire table sur une stabilité des ventes à taux de change constants (56,7 milliards de dollars, stables à devises constantes en 2012), après avoir absorbé l’impact de la concurrence des génériques qui pourrait atteindre 3,5 milliards de dollars. Le résultat opérationnel «core» devrait reculer d’environ 5% cette année.
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