«Nous réfléchissons aux moyens de redynamiser le secteur de la technologie» (Eric Forest, PDG d’EnterNext)
- L’Agefi : Six mois après avoir pris les rênes d’EnterNext, qu’avez-vous mis en place ?
- Eric Forest : Nous avons constitué notre équipe de 16 commerciaux, dont 13 en France (11 à Paris, 1 à Lyon, 1 à Marseille) qui sillonnent le pays. Sur le dernier quadrimestre 2013, nous avons organisé plus de 200 rencontres individuelles en France, près d’une moitié avec des sociétés cotées, l’autre avec des prospects, et avons participé à plus de 70 événements pour promouvoir le marché. La surperformance des valeurs moyennes en 2013 est encourageante. De plus, les sociétés introduites à Paris en 2013 ont progressé en moyenne de 29,5%, seules 2 sur 20 ont reculé.
- Quels objectifs vous fixez-vous pour 2014 ?
- Depuis le début de l’année, nous avons déjà enregistré six dépôts officiels en vue d’une IPO, et visons prudemment 20 nouvelles cotations au premier semestre sur nos quatre marchés européens. En 2013, EnterNext a enregistré 26 introductions (16 en 2012) – pour 1,15 milliard d’euros de capitaux levés (264 millions en 2012) – dont 20 à Paris (14 en 2012). La moitié de ces opérations a eu lieu au quatrième trimestre, marquant également le retour des investisseurs. Des secteurs plus divers rejoignent la Bourse, les sciences de la vie ne pesant plus que 8% des fonds levés contre 54% en 2012. En termes de flux nets (IPO – sorties de cote), nous avons presque retrouvé l’équilibre en France (-1), et -6 sur EnterNext (-34 en 2012).
- Comment évolue votre offre obligataire ?
- Depuis le second semestre 2013, nous constatons le succès des placements privés, alors que l’offre IBO est moins utilisée. Si ces deux produits peuvent entrer en compétition, l’IBO, le seul ouvert aux particuliers, peut être bien adapté pour les entreprises BtoC.
- Quels sont vos nouveaux projets ?
- 2014 sera l’année de la consolidation et du déploiement, en intensifiant notre présence auprès des dirigeants de PME-ETI à travers notamment des ateliers sur le marketing du titre et sur les entreprises familiales. Nous voulons aussi resserrer les liens entre investisseurs et émetteurs et rappeler que les questions de liquidité et d’analyse financière ne sont pas insurmontables. Avant l’été, nous devrions annoncer des avancées pour aider les brokers spécialisés dans les PME à poursuivre leur travail, et pour soutenir l’analyse financière. Nous réfléchissons également aux moyens de redynamiser en Bourse le secteur de la technologie et du numérique.
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