Nicox transforme son modèle pour espèrer devenir enfin rentable
Nicox accélère sa restructuration. Le laboratoire a annoncé hier qu’il allait réduire ses effectifs d’environ un tiers. Au 31 décembre 2010, le groupe ne comptait plus que 77 collaborateurs, dont 54 en recherche et développement, contre 128 fin 2009, après les licenciements liés au refus de commercialisation aux Etats-Unis par la FDA de son candidat médicament naproxcinod l’an dernier. Grâce à ces nouvelles réductions de coûts, «la consommation de cash de Nicox devrait être de 10 à 15 millions d’euros par an», note Bryan Garnier. Avec 96,2 millions d’euros de trésorerie fin septembre, le groupe pourrait donc poursuivre ses activités pour six à neuf ans.
Avec une structure allégée, le groupe veut désormais devenir une société de «développement pharmaceutique à perspective commerciale». Dans cette optique, Nicox a entamé des discussions avec plusieurs cibles potentielles, recherchant des produits à un stade de développement avancé ou commercialisé dans des domaines spécialisés identifiés présentant un potentiel de croissance. Le groupe est «toujours au milieu de sa réflexion stratégique ...», note Société Générale.
Parallèlement, Nicox recherche toujours des solutions de financement pour ses programmes à stade précoce, et aussi un partenaire pour le développement et la commercialisation aux Etats-Unis du NCX 1047, anti-inflammatoire pour les pathologies cutanées, développé en partenariat avec Ferrer en Europe.
Les analystes restent partagés sur la valeur. «Même si la société ne mérite pas un tel cours de Bourse (0,897 euro jeudi soir), nous restons sceptiques quant à l’avenir de Nicox, note Aurel BGC. Le principal actif de la société, le BOL-303259-X (développé avec Bausch & Lomb pour réduire la pression intraoculaire), va connaître une issue binaire dans les prochains mois. Le pari nous semble risqué pour une molécule qui a déjà connu un échec en phase 2. Nous valorisons ce projet à 0,8 euro par titre avec une probabilité de succès de 25%».
En revanche Bryan Garnier comme la Société Générale sont à l’achat sur le titre, avec un objectif de cours de 2,3 euros pour le premier et de 2,50 euros pour le second. L’objectif de la Société Générale comprend 1,20 euro au titre l’accord de Bausch & Lomb dans le glaucome et 1,30 euro pour la trésorerie fin 2011, mais ne tient pas compte des développements avec Merck dans l’hypertension et avec Ferrer en dermatologie.
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