Nestlé résiste mieux que Danone au premier semestre
Le groupe de Vevey parvient à limiter l’effet négatif de la flambée des matières premières en réduisant ses frais de marketing et de distribution
Publié le
Bruno de Roulhac
Malgré la crise, Nestlé résiste mieux que son grand concurrent français, Danone. Le géant suisse dévoile des résultats au-delà mêmes des attentes du marché. Sur le premier semestre, le groupe de Vevey a enregistré une hausse de 7,5% de son chiffre d’affaires à 44,1 milliards de francs suisse (36,7 milliards d’euros), soutenue par une croissance organique de 6,6% (2,9% de croissance interne réelle et 3,7% d’effet prix), qui marque un léger ralentissement par rapport aux 7,2% du premier trimestre, mais reste supérieure aux 6,3% anticipés par le consensus Reuters.
Cette croissance organique a été largement tirée par les marchés émergents (+12,9%), tandis que les marchés développés résistent de plus en plus difficilement (+2,6% sur le semestre contre 3,1% au premier trimestre). D’ailleurs, Portugal, Italie, Grèce et Espagne passent dans le rouge en recul de 0,7% (contre +3,7% sur l’exercice 2011). Pour autant, Nestlé s’en sort bien mieux que Danone, dont les ventes en Europe étaient stables en comparable au premier semestre, alors qu’elles progressent de 2,4% chez Nestlé.
Sur le semestre, la marge opérationnelle courante du géant suisse a seulement perdu 10 points de base (pb) à 15%, alors celle de Danone a reculé de 61 pb à 13,85%. Nestlé invoque principalement le coût des matières (-50 pb), partiellement compensé par la baisse des frais de marketing et de distribution. Mais la rentabilité devrait remonter au second semestre, assure le groupe, misant sur une moindre pression du coût des matières premières au second semestre.
Nestlé peut ainsi confirmer ses objectifs 2012 de croissance organique de 5 à 6%, et d’amélioration de la marge par rapport aux 15% de 2011. Le mois dernier Danone avait lancé un avertissement sur sa marge, l’attendant désormais en baisse au lieu de stable auparavant. Le bénéfice par action de Nestlé est également attendu en progression à taux de change constants, déjà en hausse de 12,4% sur les six premiers mois de l’année à 1,63 franc suisse.
Le marché a salué ces performances par une hausse de 2,35% du titre Nestlé à 61,05 francs suisses. Toutefois, «se traitant sur un ratio valeur d’entreprise sur Ebitda2013 de 11 fois, nous estimons le potentiel de hausse limitée, étant donné le manque de catalyseur spécifique, la volatilité des matières premières, et les difficiles perspectives de consommation dans les marchés matures», conclut Helvea.
Les véhicules à faible tracking error, qui ont été lancés en premier par le gérant néerlandais en octobre 2004, raflent l’essentiel des encours à ce stade.
Le fabricant de centres de données a apporté une réponse détaillée aux attaques de l’activiste mais les investisseurs restent dubitatifs. A sa reprise de cotation, l’action s’effondre de 20% supplémentaires.
Président de la Réserve fédérale américaine d'août 1987 à janvier 2006, il avait dénoncé "l'exubérance irrationnelle" des marchés et géré l'explosion de la bulle Internet. Tout en se voyant reprocher par la suite d'avoir alimenté, par ses choix de politique monétaire, les conditions de la crise financière de 2007-2009.
Ce lundi, le pré-rapport d'inspection sur les dysfonctionnements entourant l'affaire Lyhanna et le principal suspect Jérôme Barella a été rendu au gouvernement. Voici ses conclusions
Le conseil d’administration et les trois principaux actionnaires du groupe, détenant 58,6 % du capital, soutiennent l’offre ferme de rachat provenant du fonds Mubadala Capital
Le Premier ministre avait fait du durcissement de la politique migratoire l'une de ses priorités. Malgré les résultats obtenus, Keir Starmer n’a pas réussi à convaincre les Britanniques