Monceau Fleurs tourne le dos à sa restructuration financière
Monceau Fleurs retrouve des couleurs. Repris fin 2013 par le fonds Perceva, la chaîne de fleuristes franchisés est redevenue bénéficiaire lors de l’exercice clos le 30 septembre 2014. Le montant reste symbolique, d’un peu plus de 0,4 million d’euros, mais il montre une réelle amélioration par rapport aux 22 millions d’euros de pertes l’année précédente, dont 18 millions de charges exceptionnelles liées à des provisions et à l’arrêt des activités de la centrale d’achat. La dette nette a été réduite à 10 millions d’euros pour 21 millions de fonds propres. Une cinquantaine de magasins ont quitté le réseau.
«Le travail de restructuration est achevé. Toutes les activités déficitaires ont été arrêtées. Le groupe est désormais concentré sur son métier de franchiseur», assure Laurent Pfeiffer, le président du directoire du groupe Monceau Fleurs.
La marge d’Ebitda, de l’ordre de 10%, reste encore largement perceptible par rapport au standard de 30% d’un réseau de franchises. Mais le retour à une exploitation positive permet aujourd’hui à Monceau Fleurs d’engager une phase de relance. «Nous avons identifié 550 points de vente potentiels en France et environ 200 à l’étranger. L’objectif est de tripler le nombre de boutiques en dix ans pour atteindre 1.000 magasins», dont 200 à l’étranger, explique Laurent Pfeiffer.
Déjà présent dans six pays étrangers, dont le Japon, l’Espagne ou le Portugal, Monceau Fleurs travaille à l’ouverture de nouveaux pays, comme le Maroc, la Suisse ou le Moyen-Orient. Un plan de rénovation des magasins a également été engagé et le groupe doit lancer dans les prochains jours une application mobile qui permettra de commander un bouquet avant de pouvoir le retirer dans l’un des 350 magasins actuels. Le montant des investissements nécessaires à la relance a été estimé à une dizaine de millions d’euros.
Le groupe Monceau, qui se renommera Emova après l’AG du 31 mars, exploite actuellement trois enseignes (Monceau Fleurs, Rapid’Flore et Happy) mais n’exclut pas d’ajouter de nouveaux noms. «Nous pourrions intégrer d’autres réseaux, du même secteur ou dans des domaines connexes, même si aucune réflexion poussée n’est encore engagée», indique Laurent Pfeiffer. Provalliance, le groupe organisé autour des salons de coiffures Franck Provost, exploite par exemple neuf enseignes différentes.
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