Monceau Fleurs tire le signal d’alarme sur sa situation financière
Monceau Fleurs fait la lumière sur ses comptes. Et tire le signal d’alarme. La chaîne de fleuristes, qui exploite aussi les enseignes Rapid Flore et Happy, devrait essuyer une perte opérationnelle de 6,2 millions d’euros à la clôture des comptes fin septembre. En ajoutant les provisions pour coûts de restructuration et les dépréciations des écarts d’acquisition, la perte annuelle culminera à 20 millions d’euros.
Une dérive importante par rapport au plan d’affaires qui avait été arrêté en mai 2012 lors de l’homologation du plan de sauvegarde par le tribunal de commerce. A court de liquidité, le groupe n’aurait pas pu honorer la première annuité de 300.000 euros prévue en mai dernier. La société ne commente pas au-delà de son communiqué, dont la publication lui aurait été demandée par l’AMF.
Pénalisée par des difficultés informatiques, puis logistiques, l’activité de Monceau Fleurs ne permet plus de faire face au passif, dont le montant s’élève à environ 30 millions d’euros. Celui-ci est essentiellement constitué de dettes obligataires, convertibles, pour environ 17 millions d’euros, et classiques, pour 6,9 millions d’euros. Fin 2012, le groupe a déjà procédé à deux augmentations de capital pour 2,5 millions d’euros, auxquelles a participé à titre personnel Claude Solarz, le vice-président du groupe de recyclage Paprec. Laurent Amar, le fondateur et premier actionnaire du groupe avec 36,86%, avait également fait un apport en compte courant, conformément à ce qui lui avait été demandé dans l’accord du plan de sauvegarde.
Ces opérations devaient «compenser la consommation de cash opérationnel du groupe». Elles n’ont pas suffi. Le fleuriste cherche donc activement à reconstituer ses fonds propres. Des discussions exclusives ont été ouvertes entre Laurent Amar, conseillé par Stéphane Cohen, associé chez Wingate, et la société d’investissement Perceva. Compte tenu de son passif, Monceau Fleurs aurait besoin d’un apport en fonds propres de l’ordre de 15 millions d’euros. Perceva ne fait aucun commentaire.
Si elle aboutit, l’arrivée de Perceva entraînera des offres sur les différents instruments financiers de Monceau Fleurs, actions (Alternext) et obligations. Le groupe avait placé pour 7 millions d’euros d’obligations en 2010. L’opération était l’une des premières émissions d’une PME ouvertes au public. Elles sont aujourd’hui entre les mains de huit investisseurs institutionnels.
Plus d'articles du même thème
-
Le Premier ministre britannique joue la prudence pour son premier budget
Quelques mesures de soutien aux ménages et de légères hausses d’impôts permettront de dégager une petite souplesse budgétaire mais les grandes décisions, portant sur la protection sociale ou le financement de la défense, sont repoussées à plus tard. -
La Fed laisse ses taux inchangés malgré une inflation toujours élevée
La banque centrale américaine a décidé d'opter pour le statu quo en maintenant ses taux à 4%, à quelques semaines des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. -
Airbus maintient son plan de vol pour 2026 à l'issue du troisième trimestre
Si le chiffre d'affaires s'effrite, le bénéfice net bondit de 20% d'une année sur l'autre, à 1,34 milliard d'euros. Le rythme des livraisons sera décisif pour la fin de l'exercice.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Centre du jeuEn Israël, les partis arabes faiseurs de roi, vraiment ?
Les deux listes palestiniennes d'Israël ont connu une progression spectaculaire, mais il faudra d'intenses négociations pour parvenir à une alliance avec l'opposition de Gadi Eisenkot -
Dissonance cognitive« C'est difficile de passer le mur du son » : face à la dette, une présidentielle entre déni et rigueur
Alors que l'envolée des taux d'intérêt menace les finances hexagonales à six mois du scrutin, les candidats peinent à imposer le sujet, quand ils ne l'éludent pas -
AcrobateRoyaume-Uni : un budget pour répondre à la crise au Moyen-Orient
Dans un contexte économique tendu, le ministre des Finances John Healey a joué sur les réserves pour soutenir le pouvoir d'achat des Britanniques. Il a remis à plus tard les décisions qui leur demanderont des efforts