Metro fera coter son activité russe de Cash & Carry sur le marché londonien
C’est finalement sur le marché londonien que Metro compte introduire en Bourse son activité russe de Cash & Carry au cours des prochains mois. Si le quatrième groupe de distribution européen avait annoncé en novembre dernier qu’une IPO était envisagée pour cette filiale, l’opération qui devrait porter sur environ un quart du capital de «Metro Cash & Carry Russia» a été approuvée en fin de semaine dernière par le conseil de surveillance du groupe allemand. La cotation sur le London Stock Exchange (LSE), prévue d’ici à la fin du premier semestre, vise à donner à cette activité «des moyens supplémentaires pour financer son développement» et à «accélérer le désendettement» de la maison-mère.
Metro, qui restructure son portefeuille d’actifs pour abaisser le niveau de ses coûts, réalise près de la moitié de son chiffre d’affaires consolidé dans l’entreposage de gros en libre-service. Sur la période d’octobre à décembre 2013, premier trimestre de son exercice 2013-2014, cette activité affichait une hausse de 0,9% de ses ventes à magasins constants. Avec un chiffre d’affaires de 4,1 milliards d’euros l’an dernier et 70 magasins exploités, le marché russe vient en troisième position après l’Allemagne et la France pour cette branche du groupe.
Selon le bureau d’analyse de CM-CIC Securities, en intégrant l’ensemble des activités immobilières de la filiale russe dans son périmètre de consolidation, «celle-ci réalise une marge d’Ebitda de l’ordre de 11,2% et une marge opérationnelle d’environ 10%». En retenant un multiple de 13 fois l’Ebitda pour l’exercice en cours, ils estiment à 6,3 milliards d’euros la valorisation de la filiale. Plus prudents, les analystes de Natixis valorisent cette activité autour de 5 milliards d’euros, ce qui aboutirait à une levée de fonds de 1,25 milliard pour 25% du capital.
«Si la moitié de cette levée de fonds est affectée au désendettement, le levier financier de Metro pourrait s’améliorer de 0,2 fois», en déduisent les analystes crédit de Natixis. Ils ajoutent qu’une telle opération, positive du point de vue crédit, «n’est en revanche pas suffisante pour anticiper un relèvement de la notation à BBB». La dette à long terme du groupe est actuellement notée BBB- par S&P et Baa3 par Moody’s, avec une perspective stable dans les deux cas. Quant à l’agence Fitch qui lui attribue la note BBB, elle confère à cette dernière une perspective négative depuis novembre 2012.
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