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Mersen restera pénalisé par les difficultés de la filière solaire en 2013
Mersen restera pénalisé par les difficultés de la filière solaire en 2013
Le fabricant de produits de graphite prévoit une stabilité de son chiffre d’affaires, accompagnée d’une nouvelle baisse de sa marge courante
Publié le
Yves-Marc Le Reour
Après un exercice 2012 durant lequel la marge d’exploitation courante de Mersen a chuté de 3,7 points à 9,4%, les perspectives du fabricant de matériaux industriels témoignent encore d’une grande prudence, avec un début d’année «difficile» et une reprise de l’activité prévue «au cours du deuxième semestre 2013». Sur l’ensemble de 2013, le spécialiste des produits de graphite anticipe une stabilité de son chiffre d’affaires à périmètre et changes constants par rapport aux 811 millions d’euros dégagés en 2012, ainsi qu’un nouveau repli de sa rentabilité courante attendue «autour de 9%».
Mersen, qui va continuer à adapter sa base industrielle afin de réduire ses coûts de 10 millions d’euros cette année, met en avant la poursuite d’une pression sur les prix associée à «un mix-produit défavorable dans le pôle matériaux». Dans le pôle énergie, la filière solaire, toujours prometteuse à moyen terme, restera affectée par les surcapacités de production des fabricants chinois et par les procédures anti-dumping lancées aux Etats-Unis et en Europe contre ces mêmes fabricants. Déçus par l’objectif de marge communiqué par le groupe, les analystes de Cheuvreux-Crédit Agricole en déduisent que les économies de coûts réalisées «seront en grande partie transférées aux clients».
A l’exception des marchés aéronautiques et chimiques bien orientés l’an dernier, la faiblesse globale de l’activité a contribué à réduire le besoin en fonds de roulement du groupe qui a également tiré parti d’un meilleur contrôle des stocks. Malgré l’acquisition de la société Eldre spécialisée dans l’électronique de puissance, la bonne génération de cash flow d’exploitation de Mersen (102 millions d’euros contre 62,5 millions en 2011) a ainsi permis de financer la totalité de ses investissements industriels (42 millions) et financiers (30 millions).
Sa structure de bilan reste donc solide avec une dette nette quasiment stable d’une année sur l’autre à 241 millions, ce qui représente 45% des capitaux propres et 2,1 fois son excédent brut d’exploitation (Ebitda). Ce ratio respecte parfaitement la limite de ses covenants financiers, fixée à 3,5 fois pour les crédits syndiqués et bilatéraux mis en place en 2012. Le groupe dispose au total de lignes de crédits ou d’emprunts confirmés équivalents à 418 millions d’euros, «ayant une maturité moyenne de 4,6 ans et utilisés à 56% à fin décembre 2012».
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