Medivation bondit en bourse après l’annonce de son rachat par Pfizer
Le laboratoire Pfizer a annoncé lundi avoir conclu favorablement son offre de rachat de Medivation, autre laboratoire spécialisé, lui, dans le traitement du cancer. Le rachat a été arraché au prix fort par Pfizer puisque le groupe américain consent à débourser 81,5 dollars par action, prix qui valorise l’opération à 14 milliards de dollars (12,4 milliards d’euros).
A Wall Street, Medivation s’est envolé de 20% à 80,62 dollars peu avant 16H00 (heure de Paris), s’approchant du prix de l’offre. Depuis le début de l’année, l’action a gagné 40%. De son côté Pfizer a reculé de 0,46% à 34,81 dollars, un repli en ligne avec celui du Dow Jones, signe que les investisseurs ne sont pas inquiets de l’impact de cette opération coûteuse sur le bilan du groupe.
Pfizer va financer l’opération en numéraire, avec sa propre trésorerie. L’opération devrait être bouclée le trimestre prochain selon Pfizer.
Avec une prime de 21,35% par rapport à son cours de clôture de vendredi, l’offre de Pfizer surpasse donc largement celle formulée en avril par Sanofi. Le Français a offert dans un premier temps 52,5 dollars par action, puis 58 dollars. Ces avances avaient été rejetées par Medivation, poussant Sanofi à se lancer dans une procédure juridique afin d’évincer le conseil d’administration de Médivation pour le remplacer par des candidats de son choix.
Lundi, Sanofi a annoncé avoir pris acte de l’offre de Pfizer, tout en précisant qu’il était « d’abord et avant tout un acquéreur discipliné ».
Selon Rudi Van den Eynde, responsable des actions thématiques globales de la société de gestion Candriam, « le prix est très élevé. Si Pfizer accepte de le payer, c’est que ses hypothèses concernant les deux produits en développement de Medivation sont très solides ». Pour ces professionnel, une surenchère de Sanofi reste peu probable. La firme devrait « se tourner vers d’autres actifs en oncologie » selon l’analyste.
Merck & Co, Celgene et Gilead Sciences avaient également annoncé être intéressés par l’entreprise.
Plus d'articles du même thème
-
La complaisance autour de l’IA donne des signes de lassitude
Après les semi-conducteurs, ce sont les entreprises du néocloud, très endettées, qui corrigent en Bourse, relançant les craintes sur la rentabilité et la pérennité des investissements. Plusieurs transactions ont été reportées. -
Les ventes au détail dépassent les attentes à cause de l’essence aux Etats-Unis
Au-delà de la bonne santé affichée par le chiffre du département du Commerce, les économistes commencent à craindre un léger essoufflement de la consommation lié à la flambée des prix pétroliers. -
OMass boucle l’une des plus grosses levées de la biotech européenne
Tout juste parvenue à la phase d’essais cliniques, la biotech d’Oxford boucle un tour de 310 millions de dollars auprès d’un syndicat d’investisseurs dirigé par Bain Capital, Forbion et Novo Holdings.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- Ledger fait face à une cyberattaque d'un nouveau genre sur la blockchain
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Contenu de nos partenaires
-
My money backL’ombre de Marine Le Pen sur le budget européen
La présidentielle française crée une pression sur le calendrier des discussions devant aboutir à la prochaine trajectoire financière de l’UE -
Tout douxMalmené dans les sondages, Edouard Philippe assume de ralentir le rythme des annonces
Trois études d'opinion entre mercredi et jeudi placent le maire du Havre en situation d'être éliminé au soir du premier tour de la présidentielle. L'intéressé assume pourtant de tenir son rythme. L'heure est à la répétition des mesures déjà connues -
EditorialMouvement du 17 octobre : la convergence des désillusions
Les prolétarisés de tout le pays s'unissent dans un contexte inflammable