Mazars renforce ses positions en Allemagne en fusionnant avec RBS
Mazars entre dans le top 10 des cabinets d’audit et de conseil en Allemagne. Le groupe annonce ce mardi à L’Agefi avoir finalisé son rapprochement avec Roever Broenner Susat (RBS), jusque-là dixième acteur du secteur avec 80 millions d’euros de chiffre d’affaires. Implanté en Allemagne depuis 1977, Mazars va boucler la fusion de l’entité existante avec RBS d’ici au 1er septembre. La nouvelle structure, baptisée RBS Mazars, sera le huitième cabinet du secteur outre-Rhin, avec 110 millions d’euros de revenus.
«A l’image des opérations réalisées en Angleterre en 1998, puis aux Pays-Bas, aux Etats-Unis et en Asie dans les années 2000, ce rapprochement accélère notre internationalisation tout en rééquilibrant nos positions au sein des quatre grandes économies européennes», souligne Philippe Castagnac, le directeur général de Mazars. Avec environ 300 millions d’euros de revenus sur un total de 1,1 milliard sur l’exercice 2013-2014 (clos fin août), la France demeure le premier marché de Mazars, devant les Etats-Unis et le Royaume-Uni, qui génèrent chacun un chiffre d’affaires de l’ordre de 150 millions.
L’union conduira à un rapprochement des équipes là où les deux groupes étaient déjà présents, à savoir à Berlin, Francfort, Leipzig et Munich. Déjà implanté à Stuttgart, Mazars enrichira le réseau du groupe dans six autres villes, dont Hambourg et Cologne. «L’Allemagne étant beaucoup plus décentralisée que la France, il était important pour nous d’améliorer notre couverture du territoire et notre proximité avec les entreprises du Mittelstand», explique Philippe Castagnac.
Les complémentarités opérationnelles ont aussi milité en faveur du rapprochement, qui conduira à l’entrée des 60 associés de RBS au sein de la structure faîtière du groupe, créée en 1995 à Bruxelles. «Ce rapprochement renforce nos expertises d’audit du secteur de l’assurance en Allemagne, ainsi que dans le domaine fiscal et les services d’externalisation. L’activité de RBS ne repose qu’à 30 à 35% sur l’audit, alors que la fiscalité/comptabilité représente environ 50% du chiffre d’affaires», précise Philippe Castagnac.
Le groupe Mazars, qui ambitionne d’atteindre les 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires d’ici à 2020, envisage déjà les prochaines étapes. «Notre d’objectif nécessitera des opérations de croissance externe, notamment en Asie et aux Etats-Unis», analyse Philippe Castagnac.
Plus d'articles du même thème
-
Le Comité consultatif du secteur financier vante l’exception française dans le crédit immobilier
Le modèle hexagonal qui repose sur une combinaison taux fixe et solvabilité des emprunteurs plutôt que sur le tandem taux variable et valeur du bien est défendu. Pour le grand bonheur des banques. Le comité écarte toute idée de changement et alerte sur les risques liés au futur cadre prudentiel européen. -
Vanguard mise sur Manchester
Vanguard, le deuxième plus grand gestionnaire au monde, compte sur son bureau de Manchester pour soutenir sa croissance au Royaume-Uni, rapporte Financial News. -
Janus Henderson crée ses propres outils avec Anthropic
Janus Henderson mise sur une IA sur mesure développée avec Anthropic et Percepta pour révolutionner ses méthodes d’investissement et de relation client
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- Des manquements déclaratifs pourraient coûter 1,8 million d’euros à Bourse Direct
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
Contenu de nos partenaires
-
VoyagesOù partir en train de nuit cet été ?
Les trains de nuit connaissent actuellement un véritable retour en grâce. Voici quelques idées pour des périples qui invitent à l’évasion et prônent le temps lent. -
La Norvège au fil de l’eau
Les croisières hors des sentiers battus séduisent de plus en plus. Ceux qui goûtent peu des Caraïbes mettent le cap sur les pays nordiques. L’occasion pour le pure player Hurtigruten de tirer son épingle du jeu. -
Tribune libreL'Europe de l'IA : il est temps d’exécuter à grande échelle
L'intelligence artificielle n'est plus une promesse. Elle est devenue une infrastructure stratégique de croissance, de compétitivité et de souveraineté