L’Oréal s’appuie sur le luxe pour maintenir le cap de la croissance
Lancôme, Giorgio Armani ou encore Kiehl’s ont permis à L’Oréal de signer un troisième trimestre conforme aux attentes. Avec une croissance des ventes de 8,8% (à données comparables), la division des produits de luxe a maintenu la dynamique affichée au premier semestre (+8,5%). Une tendance également observée chez les concurrents LVMH (Dior, Guerlain, Givenchy ou Kenzo) et Estée Lauder.
A l’inverse, la division des produits grands publics (L’Oréal Paris, Maybelline ou Garnier) n’a pu enregistrer qu’une hausse des ventes limitée à 3,4%, après +5,2% au premier semestre. Ce pôle représente près de la moitié du chiffre d’affaires de l’activité cosmétique qui a totalisé 4,6 milliards d’euros. Le groupe a souligné une situation toujours «contrastée» en Europe de l’Ouest, «assez positive en France et en Europe du Nord, mais plus difficile en Europe du Sud».
Sur un plan géographique, l’Asie-Pacifique reste le premier foyer de croissance du groupe. Les ventes y ont progressé en données comparables de 13,6%, à 869,2 millions d’euros. L’Oréal indique être «porté par les bonnes performances de L’Oréal Luxe en Chine, en Corée, à Taïwan et Hong-Kong», tandis que les produits grand public affichent de «bons résultats» en Chine, en Inde et dans le Sud-Est asiatique.
Au bout du compte, le chiffre d’affaires trimestriel global ressort en hausse de 4,8% (à données comparables) à 4,93 milliards d’euros, après +4,6% au deuxième trimestre et +5,1% au premier. Les analystes du panel Reuters attendaient en moyenne un chiffre de 4,95 milliards d’euros. Pour la suite des événements, la direction a indiqué que le quatrième trimestre serait en ligne avec le troisième. Le groupe aborde ainsi la dernière ligne droite de l’exercice «avec confiance» et, «malgré les incertitudes qui pèsent sur l'économie mondiale», il confirme ses objectifs, à savoir surperformer le marché en 2011 et réaliser une nouvelle année de croissance du chiffre d’affaires et de la rentabilité.
A noter que le groupe s’abstient dans son communiqué de tout commentaire sur la mise sous tutelle de Liliane Bettencourt. A ce jour, l’héritière de L’Oréal siège toujours au conseil d’administration tout en ayant perdu sa capacité juridique. Une situation qui dure depuis la mi-octobre...
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