L’Oréal rachète 8 % de son capital à Nestlé pour 6,5 milliards d’euros
Les conseils d’administration de L’Oréal et de Nestlé ont approuvé à l’unanimité , mardi 11 février, le rachat par le groupe de cosmétiques de 8 % son capital pour 8,2 milliards de dollars (6,5 milliards d’euros), soit 48,5 millions d’actions.
Le prix par action retenu pour cette transaction ressort à 124,48 euros, soit le prix de clôture moyen enregistré entre le 11 novembre 2013 et le 10 février 2014. La totalité des actions rachetées par le géant des cosmétiques seront annulée. L’opération entraîne une hausse de 5 % du dividende annuel par action, indique l’entreprise.
Afin de financer ce rachat d’actions, L’Oréal a prévu de céder sa participation de 50 % dans le laboratoire pharmaceutique suisse de dermatologie Galderma, une joint venture détenue à parité avec Nestlé, pour une valeur capitalistique de 2,6 milliards d’euros (3,1 milliards d’euros en valeur d’entreprise). En échange le groupe alimentaire suisse doit apporter 21,2 millions d’actions L’Oréal qu’il détenait.
Les 27,3 millions d’actions restantes entre les mains de Nestlé doivent être rachetées par L’Oréal en numéraire pour la somme de 3,4 milliards d’euros. Pour financer une partie du rachat en cash, L’Oréal devrait avoir recours à une émission obligataire de court terme, selon l’agence de presse Bloomberg.
De son côté Nestlé utiliserait cette somme pour racheter ses propres actions, selon des modalités qui restent à préciser. Le groupe suisse voit donc sa participation passer de 29,4 % à 23,29 % dans L’Oréal. Une fois annulées les actions rachetées par L’Oréal, la part de la famille Bettencourt Meyers passera quant à elle de 30,6 % à 33,31 %. Le groupe helvétique perd ainsi un siège au conseil d’administration de L’Oréal, passant de trois à deux représentants.
Plus d'articles du même thème
-
Safran discute d'une offre de 2,2 milliards d'euros sur Exail Technologies
L'équipementier aéronautique négocie avec la famille Gorgé un rachat de son bloc de 41 % du capital du spécialiste des drones sous-marins au prix de 128,50 euros par action. Une telle reprise entraînerait une OPA sur le pensionnaire du SBF 120. -
Un consortium mené par Permira et Warburg Pincus boucle le rachat de Clearwater Analytics
La société de services et de technologies aux gestionnaires d'actifs a été rachetée pour 8,4 milliards de dollars -
L'Agefi alpha - juin 2026
Chaque fin de mois, avec l’objectivité et l’expertise qui caractérisent ses journalistes, L’Agefi alpha vous propose des enquêtes fouillées et décortique des innovations technologiques ou financières. Il ouvre une fenêtre sur un marché à l’international, les asset managers ayant depuis longtemps traversé les frontières, et met en valeur les femmes et les hommes qui font la richesse de cette industrie et la force de la place financière française.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
Contenu de nos partenaires
-
CoincésComment les Néerlandais, et les Européens en général, restent dépendants des Etats-Unis face à la Chine
Tout en critiquant le projet de loi américain qui interdirait aux fabricants chinois de puces électroniques d’accéder aux équipements occidentaux, La Haye vient d'adhérer à la « Pax Silica », l’initiative menée par Washington visant à exclure la Chine des chaînes d’approvisionnement en puces d’IA -
Canicule : Solidays annulé, la Marche des fiertés reportée sur demande du préfet de police
Face à des températures frôlant les 40 degrés à Paris ce week-end, le préfet de police Patrice Faure a contraint les organisateurs de Solidays et de la Marche des fiertés à annuler ou reporter leurs événements, sous peine d'interdiction par arrêté -
Seine colère« Emmanuel Grégoire se trouva fort dépourvu quand la canicule fut venue »
On assiste depuis une semaine à un naufrage dans les écoles parisiennes. Elles n’ont pu garder les enfants l’après-midi parce qu’il faisait 35 degrés dans les salles de classe, parfois davantage. Certes, beaucoup d’établissements scolaires en France connaissent pareille déconvenue durant cette canicule. Mais on n’imaginait pas qu’à Paris, après 25 ans de gestion socialo-écologiste, nous en serions à ce degré d’imprévoyance, d’impréparation et d’improvisation.