L’Ifa recommande de revoir la structure de gouvernance tous les trois ans
A la veille de l’ouverture de la saison des assemblées générales, l’Institut français des administrateurs (Ifa) dévoile ses critères de décision en matière de dissociation des instances de gouvernance. Son groupe de travail considère qu’il n’existe pas un format de gouvernance idéal qui pourrait être appliqué à toutes les sociétés sans prise en compte du contexte spécifique de chacune (taille, activité, actionnariat...). «Toute structure de gouvernance, moniste ou duale, est possible à partir du moment où elle est justifiée et expliquée devant le conseil et les actionnaires, et remise en cause au moins tous les trois ans», explique à L’Agefi Pierre Rodocanachi, président du groupe de travail de l’Ifa. Cette possibilité, spécifiquement française constitue un véritable avantage par rapport aux anglo-saxons».
Mais en France, le rôle de l’administrateur référent – copie du lead director anglo-saxon – «reste encore mal défini et comporte un double risque. D’une part, il peut être source d’un conflit entre le conseil et le PDG en se présentant comme un contre-pouvoir. D’autre part, il risque de déresponsabiliser les autres administrateurs», prévient Pierre Rodocanachi.
Parmi les seize bonnes pratiques recommandées, l’Ifa propose une véritable révolution sémantique, en appelant désormais le président non exécutif «président du conseil» et le directeur général ou président du directoire «chef de l’exécutif», pour éviter toute confusion, notamment pour les anglo-saxons.
L’Ifa invite également le conseil à inviter régulièrement les responsables opérationnels ou fonctionnels, afin de mieux évaluer les risques et les enjeux stratégiques et de responsabiliser l’exécutif.
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