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L’excédent brut d’exploitation de Rhodia devrait croître de 5 à 10 % en 2011
L’excédent brut d’exploitation de Rhodia devrait croître de 5 à 10 % en 2011
Après avoir enregistré un bénéfice net record l’an dernier, le groupe chimique va proposer un doublement de son dividende par action
Publié le
Yves-Marc Le Reour
Rhodia affiche un excellent millésime 2010 qui s’est traduit par un excédent brut d’exploitation (EBE) récurrent record de 905 millions d’euros, en ligne avec son objectif. Le résultat net, de 259 millions, atteint lui aussi un plus haut historique, contre une perte de 132 millions en 2009. Tiré par des volumes en progression de 14%, le chiffre d’affaires à périmètre et change constants a augmenté de 21% à 5,2 milliards. Le groupe chimique, qui a dégagé un cash flow libre de 240 millions, proposera au titre de 2010 un doublement de son dividende à 0,5 euro par action.
On note chez Oddo Securities que «le seul bémol provient de la génération de free cash-flow qui s’est avérée négative sur le dernier trimestre (-11 millions)», en raison d’un gonflement du BFR et d’investissements industriels significatifs en fin d’année. Ces derniers devraient être compris entre 330 et 350 millions d’euros en 2011 contre 270 millions en 2010. Rhodia va par ailleurs investir 15 millions d’euros dans le fonds de capital-risque Aster II lancé en 2010 par Schneider et Alstom, qui cible les secteurs de l’énergie, des matériaux avancés et de l’environnement.
«Ces résultats records ne sont pas un feu de paille, ils sont une nouvelle référence en matière de rentabilité et nous avons l’ambition de la dépasser en 2011», a déclaré le PDG de Rhodia Jean-Pierre Clamadieu, qui a par ailleurs confirmé qu’il n'était pas «partie prenante» au processus de sélection d’un successeur à Anne Lauvergeon à la tête d’Areva. Grâce à un portefeuille de produits innovants et à une diversification de ses marchés qui devraient encore lui permettre d’augmenter ses prix de vente malgré la hausse des coûts des matières premières, le groupe table sur «un EBE récurrent, hors crédits carbone, en hausse de 5 à 10%» cette année par rapport aux 750 millions dégagés en 2010, en confirmant son objectif d’au moins un milliard d’euros d’ici 3 à 5 ans.
La dette nette de 1,2 milliard à fin décembre 2010 correspond à 1,3 fois l’EBE récurrent. Si le groupe n’a pas communiqué d’objectif de cash flow libre ou d’endettement pour 2011, le directeur financier Pascal Bouchiat a indiqué vouloir «maintenir à moyen terme un ratio de dette nette sur excédent brut d’exploitation de 1,5 fois». Sans exclure des acquisitions de niches en Europe, le groupe privilégiera la Chine, le Brésil ou l’Inde comme zones prioritaires d’expansion.
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