L’Etat échoue à modérer la rémunération du conseil de Safran
L’activisme de l’Etat n’a pas payé. L’assemblée générale de Safran a rejeté la résolution déposée par les pouvoirs publics visant à limiter la hausse de l’enveloppe de rémunérations des administrateurs du groupe d’aéronautique et de défense. L’Etat, qui détient 22,4% du capital de Safran, voulait maintenir le montant global des jetons de présence alloués au conseil d’administration pour l’exercice 2014 à 759.333 euros, moins que les 868.000 euros proposés par le groupe. La résolution a été rejetée à 60,96%. De même, la résolution déposée par le fonds commun de placement des salariés visant à limiter la hausse du dividende a été refusée à 82,863%.
Par ailleurs, l’Etat a voté contre les résolutions consultatives présentant les éléments de la rémunération due ou attribuée au titre de l’exercice 2013 à Jean-Paul Herteman, PDG de Safran, et aux trois directeurs généraux délégués. Conséquence, la résolution 10, concernant Jean-Paul Herteman, n’a été approuvée qu’à 63,72% des votants. La suivante, portant sur les rémunérations de Stéphane Abrial, Ross McInnes et Marc Ventre, a reçu seulement 63,56% de votes favorables. Jusqu’à présent, le plus mauvais score sur les résolutions de «say on pay» avait été enregistré par Renault avec 64,3%.
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