Les valeurs moyennes s’approprient de plus en plus les questions de gouvernance

Désormais 115 sociétés en 2010 contre 75 en 2009 se réfèrent au code MiddleNext. 41 % ne versent ni stock-options, ni actions gratuites
Bruno de Roulhac

Alors que dans les prochaines semaines, la Commission européenne publiera la synthèse des consultations sur le Livre vert de la gouvernance, et pourrait proposer des recommandations propres aux valeurs moyennes, MiddleNext vient de publier son deuxième rapport annuel sur les entreprises faisant référence à son code de gouvernance.

En 2010, 115 entreprises se sont référées au code MiddleNext, contre 75 l’année précédente, le privilégiant parfois au code Afep-Medef. Une progression quantitative et qualitative, bien que la majorité des valeurs moyennes n’adhèrent encore à aucun code. «Les entreprises s’approprient les questions de gouvernance: elles sont plus nombreuses à suivre les recommandations, […] leurs réponses sont plus pertinentes, plus précises et mieux documentées», se félicite Caroline Weber, directrice générale de MiddleNext.

L’association insiste sur les caractéristiques des entreprises concernées et l’absence totale de similitude avec les grandes capitalisations. Ainsi, ces 115 entreprises dégagent un chiffre d’affaires moyen de 250 millions d’euros (35 milliards pour le CAC 40), affichent une capitalisation de 146 millions d’euros (25 milliards pour le CAC), ont 16% d’actionnaires étrangers (environ 45% pour le CAC) et 70% d’entre elles ont un actionnariat concentré dans les mains d’une famille ou d’un entrepreneur.

Sur la rémunération des dirigeants, 86% des sociétés appliquent les recommandations de MiddleNext. Seules 37% versent des indemnités de départ, en moyenne d’un an de rémunération, alors que le code accepte jusqu’à deux ans. Près de la moitié des entreprises n’ont pas de régime de retraite supplémentaire, et 41% ne versent ni stock-options, ni actions gratuites.

La réflexion sur la gouvernance progresse, avec 63% des entreprises dotées d’un règlement intérieur (seulement 48% en 2009). Désormais 59% des sociétés (33% en 2009) font référence à la recommandation sur la déontologie des membres du conseil. «Si des efforts restent à faire, elles ont pris conscience de la nécessité d’expliciter les conflits d’intérêts», constate Caroline Weber.

MiddleNext s’exprimera également aujourd’hui sur les normes comptables et l’adaptation des IFRS aux PME cotées. L’association française des valeurs moyennes cotées devrait prendre une position commune avec ses homologues anglais et allemand en fin d’année.

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