Les trésoreries des entreprises françaises ne s’améliorent plus en avril
Le début de l’année 2010 reste tendu pour les trésoreries des grandes entreprises françaises. La dernière enquête AFTE COE-Rexecode réalisée du 8 au 14 avril confirme l’arrêt de l’amélioration de la trésorerie globale, avec un solde d’opinion revenu quasiment à zéro (voir graphique). Les entreprises constatant une détérioration de leur trésorerie invoquent à plus de 80% les besoins d’exploitation, et à moins de 20% les dépenses d’investissement.
De fait, l’exploitation reste difficile avec un solde d’opinion – entre les trésoriers jugeant leur trésorerie d’exploitation aisée et ceux l’estimant difficile – négatif pour le troisième mois consécutif, après une amélioration tout au long de l’année 2009.
La parité euro-dollar pèse moins que les mois précédents sur les trésoreries, avec un solde d’opinion passé de -12,3% en mars à -9,1% en avril. Un tiers des trésoriers estime que ce taux de change, comme le prix du pétrole, a un impact négatif sur leur trésorerie. Avec la remontée du prix du baril de Brent, le solde d’opinion sur l’influence du prix du pétrole s’est détérioré de -20,3% en mars à -24,6% en avril.
Du côté de la recherche de financements, la situation s’améliore très lentement, avec un solde d’opinion passé de 15,7% à 13,4%. En revanche, les marges payées sur les crédits bancaires se stabilisent, avec un solde d’opinion limité à 3,5%, contre 12,4% en janvier, et 36,7% un an plus tôt.
Enfin, les délais de paiements des clients s’allongent moins qu’avant. Le solde d’opinion repasse sous la barre des 10% en avril pour atteindre 8,6%, «soit au-dessous de la moyenne durant la période qui précéda la crise financière (9,2%)», relève l’enquête.
Plus d'articles du même thème
-
La faiblesse des volumes pénalise Maersk malgré le relèvement de sa guidance 2026
L’armateur danois a déçu au troisième trimestre. Le troisième rehaussement de ses objectifs de résultats n’a pas suffi à rassurer le marché. -
Toyota brave les difficultés du secteur grâce à ses véhicules hybrides
Confortés par de nouveaux rachats d’actions, les investisseurs ont fait bondir le titre de plus de 16%, sa plus forte progression quotidienne en près de 40 ans. -
La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
La banque a annoncé aux syndicats plusieurs ajustements dans différentes filiales. Des suppressions de sites et de quelques dizaines de postes sont au programme dans la banque de détail. La filiale SGSS est également concernée par une diminution nette de 80 postes et des transferts d’activité en Inde.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
Contenu de nos partenaires
-
Budget 2027 rejeté à l'Assemblée : quelles suites maintenant pour le projet de loi de finances ?
Rejeté à l'unanimité par les députés, le projet de loi de finances pour 2027 part au Sénat dans sa version initiale. Faute de majorité, trois issues s'offrent à l'exécutif : aucune n'est sans risque. -
Tribune libre« La France, c’est nous » : Quand le moi fait la loi…
Ramener à soi la France ou la République en dit long sur l’appauvrissement de nos servitudes volontaires -
Chez Euronext aussi, la France dilue son influence
Christine Lagarde et Stéphane Boujnah laisseront respectivement, dans les premiers mois de 2027, la présidence de la BCE et de la plus grande place boursière d'Europe