Les PME hésitent moins à se financer sur les marchés
Alors qu’EnterNext, la nouvelle filiale de Nyse Euronext dédiée aux PME-ETI, attend l’arrivée de son PDG la semaine prochaine, de nouvelles sociétés s’apprêtent à lever des capitaux ou de la dette. Cinq devraient se coter à Paris d’ici à la fin de l’été.
Parmi elles figurent la Fnac le 20 juin, et la biotech belge Cardio3 BioSciences (C3BS), qui vient d’annoncer son intention de s’introduire simultanément à Bruxelles et à Paris sur le compartiment C. Ce développeur de thérapies régénératives pour le traitement des maladies cardiaques, dont le produit le plus avancé vient d’entrer en phase III, pourrait lever autour de 20 millions d’euros. A titre de comparaison, la biopharmaceutique Erytech avait levé 18 millions en avril dernier en rentrant sur le compartiment C. Le mois dernier, C3BS a déjà levé 19 millions auprès du private equity.
Autre dossier, Les Toques Blanches du Monde, réseau international de chefs cuisiniers, devrait être admis sur le marché libre prochainement. Enfin, alors que l’IBO de Réalités est en cours, deux autres sociétés pourraient recourir à ce financement obligataire d’ici à la fin juillet.
Alternativa, un ‘junior market’ qui joue un rôle d’incubateur pour familiariser les sociétés au financement boursier avant de se coter éventuellement sur un marché réglementé, attire également les PME. Actuellement 32 sociétés sont cotées sur Alternativa, avec la récente entrée de Chabaud, propriétaire du domaine viticole de Chanzy en Bourgogne, et de Krealinks, agence de marketing communautaire.
«Une nouvelle cotation interviendra dans les prochaines semaines, confie Philippe Dardier, directeur général d’Alternativa. Nous accueillons des sociétés de 0,5 à 50 millions d’euros de chiffre d’affaires qui souhaitent lever de 400.000 jusqu’à 3 millions d’euros, voire davantage avec un prospectus. Signe de ce bon fonctionnement, deux sociétés devraient bientôt quitter la cote, l’une dans le secteur des technologies, dans le cadre d’un rachat par un fonds de private equity, l’autre dans la perspective d’une cotation sur Euronext».
EnterNext «est une bonne initiative, qui devrait engendrer un cercle vertueux, poursuit Philippe Dardier. Les investisseurs sont désormais mieux sensibilisés à l’univers des PME et les comprennent mieux. La cotation de Chabaud a notamment suscité beaucoup d’intérêts, peu de vignobles étant financés par le marché».
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