Les «petits» de l’expertise comptable veulent faire entendre leur voix
Il n’y a pas de raisons que les grands cabinets d’audit et d’expertise comptable aient à eux seuls voix au chapitre. La Fédération des cabinets d’audit et d’expertise comptable de taille intermédiaire (FCI), dont les statuts ont été signé le 18 juin, a été lancée officiellement hier. La FCI a présenté hier à ses premiers membres sa feuille de route pour les mois à venir.
Cette nouvelle fédération, co-présidée par Quitrille Lenoir et Nicolas Priest, a pour vocation de représenter, auprès des institutions et des politiques, les nombreux cabinets qui craignent les incidences des résolutions prises dans la Loi Pacte. Le texte a notamment relevé les seuils de l’audit légal obligatoire et autorise un élargissement du champ d’intervention des experts comptables. Des mesures qui ne sont pas toutes du goût de certaines structures de taille intermédiaire.
Ce nouvel organisme reste uniquement centré sur le lobbying et ne fournira aucun outil ou formation à ses membres. Il se veut apolitique et indépendant des grands syndicats professionnels que sont l’ECF (Experts comptables et commissaires aux comptes de France) et l’Ifec (L’Institut français des experts comptables et des commissaires aux comptes). Enfin, la FCI accorde une importance particulière au fait que toutes les régions françaises seront représentées, à hauteur du poids qu’elles représentent dans les métiers de l’audit et de l’expertise comptable.
Aujourd’hui, 60 cabinets adhèrent à la FCI. «Cette fédération est née dans nos esprits à la suite des textes qui ont été adoptés concernant nos professions. La mise en application de ces textes a entraîné une concentration du marché au profit de cabinets de taille plus importante que les nôtres», explique Quitrille Lenoir. Selon la FCI, cette concentration va s’accélérer, avec un risque que les experts comptables et commissaires aux comptes de petite taille perdent leur clientèle de petites et moyennes entreprises. «Nous voulons préserver la séparation de l’audit et du conseil. Or le nouveau code de déontologie des commissaires aux comptes adopté fin mars, qui ne correspond pas exactement à ce que nous aurions souhaité, nous amène à nous questionner sur la limite (entre ces deux activités)», conclut la vice-présidente.
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