Les patrons français, belges et suédois moins bien payés que les britanniques
La rémunération médiane des hauts dirigeants d’entreprises a atteint 1,315 million d’euros en 2016, selon une enquête de l’ Executive remuneration research centre (Vlerick Business School) publié en décembre 2016.
Menée en France, Belgique, Allemagne, Suède, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, cette enquête porte uniquement sur des entreprises cotées et sur un échantillon de 701 groupes, précise la publication. L'étude englobe les rémunérations fixes, les incitations «court terme» (indicateurs de performance, actions différées, ...), celles de «long terme» et les contributions aux plans de retraite. Pour contourner la difficulté de comparaison des entreprises d’un pays à l’autre, les auteurs de l'étude ont établi 4 catégories d’entreprises en fonction de la capitalisation de marché.
Selon les auteurs de l'étude, la rémunération d’un dirigeant paraît fortement déterminé par la taille de l’entreprise, bien plus que par les autres facteurs (âge, genre, Ebitda ...). «Si l’on se concentre sur les différences pays par pays, nous observons que les patrons belges, français et suédois sont payés significativement moins que ceux du Royaume-Uni, même en tenant compte de l’effet dû à la taille de l’entreprise», expliquent-ils.
Au delà de la rémunération médiane de 1,315 million d’euros, l’enquête montre de grands écarts d’un P-dg à l’autre selon la capitalisation de marché de l’entreprise. L'étude constate une forte hausse des rémunérations au Royaume-Uni en 2016 (9,6%). Si les Pd-g britanniques sont les mieux payés, même en tenant compte de la taille de l’entreprise, de leur côté «les présidents suédois et belges sont moins payés», précisent les auteurs.
L'évolution de la rémunération totale n’est pas influencée par un changement du bénéfice de l’entreprise ni pas un changement de la taille de l’entreprise, mais plutôt par le fait que «les plus grandes entreprises semblent avoir tendance plus marquée à augmenter les rémunérations des présidents», précise l'étude.
Concernant la part de la rémunération variable, plus l’entreprise est de grande taille, plus son poids dans le total des revenus est important. Là encore, par rapport au Royaume-Uni , cette part variable est significativement plus faible en Belgique, France et Suède. «Cela peut refléter des différences de culture et de modèle de gouvernance», commente l'étude.
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