Les industriels français promettent d’investir pour le climat
Près de cent groupes français, parmi lesquels PSA, Areva, Orange ou Vinci, se sont engagés lundi à participer à la lutte contre le changement climatique qui, selon eux, relève d’un « choix de bon sens » servant leurs propres intérêts. Cette annonce intervient la veille d’un sommet international organisé à l’initiative de la France pour tenter de relancer la lutte contre le réchauffement climatique, qui a marqué le pas depuis l’accord de Paris de décembre 2015. Les signataires représentent 1.500 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 6 millions d’emplois directs. Ils rejoignent une initiative lancée il y a deux ans par 39 groupes français.
Parmi ces 91 entreprises, 60 ont pris des engagements de réduction des émissions de gaz polluants et 27 se sont dotées d’un prix interne du CO2 dans le cadre de ce French business climate pledge. Selon les signataires, environ 300 milliards d’euros auront été investis entre 2016 et 2020 en financement, en recherche et développement et en innovation. « Le changement climatique a déjà des effets sur nos entreprises en créant des désastres dont les coûts et les conséquences sont élevées et créent autant d’impondérables qui rendent la prise de décision difficile », a expliqué Jean-Pascal Tricoire, le PDG de Schneider Electric, membre du French business climate pledge, lors d’une conférence organisée par le Medef. « Ce qui est bon pour la société qui nous entoure est bon pour nos entreprises », a-t-il ajouté car « il est évident qu’une entreprise qui inscrit sa stratégie dans le développement durable a plus de chances d’exister demain que celle qui en combat les fondamentaux ».
Air Liquide, Engie, JCDecaux, Kering, Sanofi, Michelin, LVMH , Bouygues, Suez ou Thales ont chacun signé un texte détaillant leurs engagements respectifs sur le sujet. Engie a par exemple indiqué qu’il est prêt à investir un milliard d’euros dans l’efficacité énergétique au cours des cinq prochaines années. Schneider Electric s’est pour sa part engagé à utiliser 100 % d’électricité renouvelable d’ici 2030 et à publier l’évolution de sa productivité énergétique.
Plus d'articles du même thème
-
Rexel veut muscler son jeu aux USA avec le rachat de GCG pour 1,4 milliard de dollars
Le distributeur de matériel électrique Rexel renoue avec la croissance externe en s'offrant une plateforme spécialisée dans les infrastructures. -
BASF veut racheter son compatriote Evonik
Le géant allemand de la chimie a présenté une offre non engageante à son concurrent en vue d’une possible OPA. L’action Evonik en profite, celle de BASF se replie. -
ArcelorMittal renonce à redémarrer sa production en Ukraine
Le sidérurgiste luxembourgeois passera une dépréciation d’actifs d’un milliard de dollars sur son usine de Kryvyï Rih, touchée à plusieurs reprises par des frappes russes.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le nouveau cadre SFDR se précise mais des désaccords demeurent chez les professionnels
- La France recule au 29ᵉ rang mondial du classement retraite de Natixis IM
- L’Europe lance un Pacte des investisseurs institutionnels européens pour la tech européenne
- Les assureurs ont orienté leurs achats vers la dette longue en 2025
- La Caisse des Dépôts va cesser de souscrire des obligations d'entreprises pétrolières
Contenu de nos partenaires
-
Elle pourrait « causer un milliard de morts » : Bill Gates appelle à une forte régulation de l'IA dans les mois à venir
« Aucune arme ne s’est avérée aussi puissante que des outils d’IA avancés utilisés par des individus malintentionnés », a assuré Bill Gates, ancien patron de Microsoft, dans une interview à NBC News, qui doit paraître dimanche 27 septembre -
La Fabrique de l'OpinionPrésidentielle : « La modération est devenue inaudible »
Face à une succession de crises, la quête de protection des Français bouscule le jeu politique, poussant les partis traditionnels à imiter les extrêmes à l'approche du scrutin -
Crise des carburants : d'où vient le gazole que consomment les Français ?
Une éventuelle décision de Donald Trump de stopper les exportations américaines de pétrole raffiné fait craindre à la France, qui importe la moitié de son diesel, une flambée des prix qui pourrait atteindre 3,90 euros le litre